Blog des enfants du numérique

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lundi 13 septembre 2010

C'est l'heure de la ... récréation !

JCFrog : http://www.youtube.com/watch?v=8x5l...

mercredi 4 août 2010

Offre satellite "illimitée"

Certains opérateurs proposent une offre Internet par satellite "à volume illimité"  :
349 € pour le kit + frais d'activation 49,90 €
+ abonnement mensuel 99,90 €/mois.

Cependant, à ce prix, le volume de données échangées est effectivement illimité mais la connexion n'est pas illimitée en haut débit.
Débit crête théorique : débit descendant, jusqu'à 4 Mbits, débit montant, jusqu'à 256 Kbits. Il y a encore et toujours passage en bas débit du fait de la régulation du débit par quotas :

Viveole_illimite.jpg

Et dans cette offre, comme dans les autres offres satellite, le téléphone et la TV sont en options payantes.
Téléphone : 29 € de frais d'accès + abonnement 19 €/mois.
Kit TV : 64 € + décodeur TNTsat en sus.

http://www.viveole.fr/abonnements-i...

mardi 3 août 2010

Humpf !

Escalier descente

Lobbying et publicité, piliers du pouvoir

La Dépêche.fr

"Le satellite toulousain qui va booster Internet"

Publié le 02/08/2010 08:14

http://www.ladepeche.fr/article/201...

"Ka-Sat, c'est son nom, trône dans le hall d'intégration Astrolabe 1, au sud-est de Toulouse, dans les locaux d'Astrium. Six tonnes de technologie embarquée, pour le plus gros satellite européen de télécommunications. C'est le fleuron de l'entreprise, un beau bébé pour lequel Eutelsat a déboursé 400 m€, lancement compris, et qui projettera ses ondes sur l'Europe et le Maghreb, à 9°Est de longitude en orbite géostationnaire. Eutelsat mise sur ce trésor de technologie pour développer son offre Internet par satellite, baptisée «Tooway». ... En avril 2011, ce sont potentiellement 30 millions de foyers européens et nord-africains, qui pourront profiter du très haut débit, jusqu'à 10 mégas. ... EADS-Astrium mettra en orbite en novembre 2010 un nouveau satellite qui pourra permettre à 250 000 foyers privés d'Internet haut débit de recevoir jusqu'à 10 mégas."


De 30 millions de foyers à 250 000...la publicité est trompeuse pour les lecteurs non avertis. Ka-sat a une bande passante de 70 Gbps, divisés par 10 Mbps par abonné : il reste seulement 7 000 abonnés à 10 Mbps garantis, et non 250 000 usagers, et non 30 millions.

Et cette belle publicité oublie - comme par hasard - de mentionner les quotas sur les volumes de données échangées qui seront appliqués ! Et quel sera le taux de contention pour maximiser les recettes de l'opérateur de satellite Eutelsat, et de ses distributeurs Tooway ? 1 pour 36 !!! Avec un taux de 1 pour 1, c'est un débit garanti, avec un taux de 1 pour 8 ou 1 pour 10 c'est correct, mais là Ka-Sat est clairement promis à saturation avant même le lancement. Quant au débit montant ? Nulle trace dans les publicités.


Heureusement que tous les usagers potentiels ne sont pas dupes : je vous propose de lire les excellentes analyses proposées sur Ariase : http://www.ariase.com/fr/forum/toow....

Quelques extraits :

"Quoique, si l'on doit prendre les annonces à la lettre, il y aura de la déception à l'arrivée: "Avec une capacité totale de plus de 70 Gigabits par seconde, KA-SAT portera à plus d'un million le nombre de foyers pouvant être connectés à l'Internet avec des débits et des prix comparables à ceux de l'ADSL2." Le débit nominal de l'ADSL2 étant de 8Mbps, ce ne seront guère que 8750 (7G/8M) abonnés qui bénéficieront de ce débit eu égard à la bande passante disponible.

Inversement, cette bande passante de 70Gbps partagée entre 1 million de connexions aboutit à environ 70Kbps en débit moyen de chaque connexion ...... soit quand même mieux que du bas-débit (56K) "

"Prévu dans un premier temps comme devant être positionné sur l'orbite 13° Est d'Hotbird, Eutelsat annonce désormais qu'il localisera son futur satellite KA-SAT, à la position 9° Est. L'objectif étant pour Eutelsat de pouvoir proposer une offre "triple-play" incluant l'internet, la VOIP et la VOD via le satellite KA-SAT (9°E), combiné à un bouquet TV apporté par la constellation Hotbird (13°E). ;;; -> S'il s'agissait réellement de triple-play, ta discussion sur le pointage pour la réception TV serait sans objet, puisque tous les signaux passeraient par le flux IP, ce qui n'est pas le cas ici. "

"Si l'on compare le nombre de clients pour ASTRA2Connect/Tooway ça se compte en dizaines de milliers en Europe actuellement, face aux dizaines de millions des clients abonnés aux chaines TV. Donc avec le satellite KA-SAT, il est peut-être plus question pour Eutelsat de "vendre" la bande Ka aux utilisateurs actuels de bande Ku, que le contraire. Avec comme nouveau marché à développer: la VOD, de nouvelles chaines HD (et demain en Ultra HD), les chaines locales, la 3D, etc... Car toutes ces (r)évolutions (?) de la TV de demain, ne seront accessibles à tous que par le satellite, et pas toujours par la TV ADSL car la bande passante disponible n'est pas toujours compatible avec une offre TV parfaite (sans saccades) surtout en HD. Mais tout changera évidemment quand la fibre optique sera partout disponible."

"Eh, elle est pas belle la vie? Voilà qu'après Nordnet et Vivéole, c'est au tour de SHD/SFR d'obtenir lui aussi le label officiel "Haut Débit pour Tous". Faut dire qu'avec ce type de label qui fleure bon le Terroir (lieu très propice à l'éclosion des fameuses "zones blanches"), c'est comme à l'émission TV "L'école des Fans", tout le monde obtient la note 10..."


ou encore cet article sur les conséquences pour les usagers actuels d'Internet par satellite Tooway :

Internet par satellite

"Changement de position pour le satellite KA-SAT, l'avenir du service Tooway"

07/05/2010

http://www.internetparsatellite.net...

"Si l'ensemble du service Tooway est déplacé sur le satellite KA-SAT, ces quelques degrés de différences vont nécessiter la ré-orientation des antennes des abonnés Tooway vers la position 9° Est. Par ailleurs, cette ré-orientation les privera de la réception TV à 19,2° Est (Canalsat, TNT par satellite, chaînes diffusées en clair, etc), à moins d'installer un support double-têtes différent pour recevoir les 2 positions satellitaires simultanément, voire une nouvelle antenne dédiée à la réception TV.

En revanche, si le service Tooway persiste également sur le satellite Hot Bird 6 à 13° Est pour les abonnés antérieurs au lancement du satellite KA-SAT, il est a parier qu'une offre d'évolution sera proposée pour migrer vers des offres d'accès Internet par satellite plus rapides grâce aux débits prévus sur KA-SAT.

Une question se pose : qui payera la ré-orientation de l'antenne chez l'abonné ?"


et encore cette judicieuse remarque :

"C'est complètement stupide de doubler les débits si les quotas ne sont pas doublés, triplés, ou supprimés; Encore une pantalonnade de la poudre aux yeux "

2 juillet 2010 : http://www.ariase.com/fr/news/nordn...

lundi 2 août 2010

Paradoxe 4 de la politique numérique

"L’e-éducation apporte des réponses adaptées à des enjeux différents de la formation tout au long de la vie : - lors de la formation initiale, et en particulier dans l’enseignement scolaire, en fournissant aux enseignants, élèves, parents d’élèves des outils permettant d’adapter la pédagogie à la situation de chaque élève, de renforcer le lien ente les enseignants, les élèves et les parents, d’ouvrir les classes à de nouveaux champs de ressources pédagogiques (cf. numérisation du patrimoine), de favoriser l’égalité des territoires, en proposant des modalités innovantes de démultiplication de l’offre de formation et d’améliorer l’attention des élèves en classe et en dehors de la classe ; - lors de la formation continue des adultes, en donnant une réelle liberté dans l’organisation de leur cursus, de leur temps et de leur formation ; - lors de l’accompagnement périscolaire, l’offre numérique de formation et l’accompagnement numérique permet à chaque participant de bénéficier d’une offre de service performante, quel que soit son lieu de résidence."

http://www.prospective-numerique.go...

Dommage pour les enfants et les adultes n'ayant que le satellite pour accéder à Internet : ils devront se priver d'e-éducation à moins d'avoir un portefeuille bien garni pour acheter des quotas.

dimanche 1 août 2010

Paradoxe 3 de la politique numérique

"07.06.10 - Volet « contenus et usages numériques » des investissements d’avenir : c’est parti ! "

Consultation publique - Économie numérique - du 7 juin au 7 juillet 2010

"L’engagement d’une action de numérisation pose d’abord la question des types de contenus à traiter en priorité. Le patrimoine, public ou privé, susceptible d’être numérisé est en effet vaste. Si la numérisation des archives (livres et oeuvres textuelles, ouvrages scientifiques et éducatifs, journaux, archives télévisuelles et radiophoniques, longs et courts métrages, données publiques type état civil ou cadastre…) est l’objet d’une attention particulière depuis de nombreuses années, d‘autres formes de patrimoine (patrimoine urbain et rural, patrimoine naturel, sites et bâtiments historiques, spectacle vivant et oeuvres muséales…) présentent également un potentiel de valorisation intéressant, notamment via le e-tourisme. La constitution d’un « patrimoine numérique » important pose d’autre part la question de la valorisation et des moyens dont disposent les acteurs nationaux pour cette valorisation. La capacité à valoriser les contenus numérisés est fortement dépendante de la maîtrise de certains outils ou technologies, notamment en matière de traitement (interprétation du contenu, indexation, enrichissement), de contrôle des droits (marquage, reconnaissance), de diffusion… Le développement de modes de valorisation diversifiés (valorisation directe auprès de l’utilisateur final, via une plateforme proposant des services innovants, via un secteur professionnel existant, etc.) doit par ailleurs être encouragé.

http://www.prospective-numerique.go...

Les Mairies desservies en Internet par satellite devront accroître considérablement leur budget "consommation Internet" pour participer à cet élan de numérisation du patrimoine et développement du e-tourisme.

Pour les communes rurales à faible budget, il restera les panneaux d'affichage et les tracts. Tout comme pour les Mairies en bas débit.

Paradoxe 2 de la politique numérique

Les smart grids ... pénalisation pour les usagers Internet par satellite

"Les technologies smart grids doivent permettre de répondre à ces tendances et ces enjeux, et maintenir une électricité de qualité à un prix compétitif pour les particuliers et les entreprises et sur le long terme le bilan carbone positif du secteur électrique français. ...

Un réseau intelligent est un réseau électrique capable d‘intégrer de manière efficiente les actions de l‘ensemble des utilisateurs (producteurs, consommateurs, les deux) afin de garantir un approvisionnement électrique durable, sûr et au moindre coût. Un tel réseau recourt à des produits et services, dites technologies smart grids, associant les technologies de l‘information, de la communication, de l‘observation et du contrôle, avec pour objectif de : - faciliter l‘intégration de la production décentralisée ou intermittente ; - rendre actif le consommateur au sein du système électrique ; - fournir au consommateur l‘ensemble des signaux permettant un pilotage efficace de sa consommation et de l’obtenir au meilleur prix ; - réduire significativement l‘empreinte environnementale du système électrique. ...

la gestion dynamique des réseaux électriques s‘appuie sur une interconnexion généralisée, le cas échéant par internet, des systèmes de contrôle."

http://www.prospective-numerique.go...

Les usagers satellite devront contribuer en plus par leur consommation de volume de données pour la gestion dynamique des réseaux électriques. Tant pis pour leurs quotas.

Paradoxe de la politique numérique

"Volet « contenus et usages numériques » des investissements d’avenir : c’est parti ! "

http://www.prospective-numerique.go...

sauf pour les usagers Internet par satellite !

"Le concept d’informatique en nuage ou cloud computing recouvre un changement profond dans l’organisation des systèmes d’information. Il permet notamment l’accès distant, de manière transparente pour l’utilisateur, __à des capacités de stockage, à des ressources de calcul ou à des applications informatiques, à partir d’une simple connexion à internet__ . Il est généralement associé à un modèle économique de facturation à l’usage, de même que la fourniture d’eau ou d’électricité, les technologies de virtualisation permettant de délivrer aux clients des ressources informatiques à la demande, de manière flexible, sécurisée, et avec une possibilité de montée en charge quasi illimitée et immédiate."

http://www.prospective-numerique.go...

Voilà qui mène à une pénalisation flagrante des usagers Internet par satellite, particuliers ou professionnels : ils devront payer les services à l'usage, et leurs quotas de volume de données seront dépassés en un rien de temps, les condamnant au bas débit ou à la coupure de connexion. Ceux qui ont acheté leur kit satellite et payent un abonnement plus cher, pourront racheter des quotas si leur trésorerie est illimitée et à disponibilité immédiate.

Comparatif des offres d'accès Internet :

/post/2010/07/22/Investir-pour-r%C3...

La technique satellitaire :

/post/2010/06/27/La-technique-satel...

jeudi 1 juillet 2010

C'est les vacances ...et l'heure du calcul

C'est les vacances scolaires, mais il faut bien quelquefois faire des devoirs de vacances.

Exercice de calcul : Un marché d'installation satellite-WiFi aurait coûté "993 017,00 € H.T" en 2007, (source http://www.theitcircle.net/post/200...)

Le nombre d'abonnés à ce système est d'un peu plus de 1000 . (source Conseil Général)

Ce chiffre est en baisse car 3 communes au moins sont passées ADSL en mars 2010, et 2 au moins vont bientôt être raccordées ADSL. http://www.vesoul.fr/index.php?opti...

http://www.estrepublicain.fr/fr/her...

Quel est le "coût à la prise" ?

Même si le marché n'a pas été reconduit à l'échéance 2009, que peut-on dire de ce "coût à la prise" ? Cf. pour l'historique : http://www.zdnet.fr/blogs/infra-net...

et pour comparaison :

http://www.amenagement-numerique.fr...

http://extranet.ant.cete-ouest.equi...

jeudi 17 juin 2010

Au Pays de l'Analogique

Les zones blanches ADSL existent encore en juin 2010. De simple désagrément, l’impossibilité d’accès à un vrai haut débit est devenue un frein à la vie quotidienne. De la numérisation de toutes les transactions traditionnelles de la vie privée et professionnelle au développement de nouveaux services sur Internet, Internet a créé une nouvelle façon de vivre : l’Internet Way of Life.

A l’école les devoirs s’envoient par mail, la recherche d’informations se fait sur la Toile, et le cartable numérique prend place. Au lycée, les vœux d’orientation et les inscriptions à l’université se font par Internet. La recherche d’emploi sur Pôle Emploi ou l’APEC se fait à la souris, à condition d’avoir du haut débit. Le candidat à l’emploi navigue sur l’océan numérique pour trouver les informations sur les entreprises qui recrutent.

Dans la vie professionnelle, l’énumération numérique continue. Les entreprises doivent télé-déclarer, échanger les documents par mail, utiliser les plates-formes numériques pour les appels d’offres, se connecter aux plates-formes collaboratives de leurs clients et fournisseurs, dématérialiser leurs factures et leurs paiements. Si elles veulent réduire leurs coûts et externaliser certains de leurs services, elles peuvent faire appel aux nouveaux services et usages en ligne : stockage et sauvegarde de données, applications hébergées, recherche de partenaires et de marchés, suivi des livraisons.

Dans la vie quotidienne, les services de proximité sont encore plus proches : les courses, l’affranchissement du courrier se commandent depuis le bureau familial, où l’on consulte son compte en banque en temps réel. Le shopping fait marcher les doigts sur le clavier, et le temps de réponse de la connexion autant que le débit deviennent cruciaux quand il s’agit d’achats aux enchères. Les calculs d’itinéraires et les réservations de voyages offrent une vue 3D de ce que seront les vacances. La réservation de places de concerts d’artistes renommés demande de la dextérité et une connexion performante : le nombre de places est réduit, premier arrivé sur le serveur, premier servi. Plus besoin de se déplacer à la librairie ou à bibliothèque, les livres sont en téléchargement, le patrimoine des bibliothèques est numérisé. La vidéo à la demande permet d’agrémenter le mercredi après-midi avec le nouveau film sorti en salle. Le tuner a disparu de la cuisine, l’écoute de la radio se fait sur IP, tandis que la pile de CD ne grandit plus, la musique s’écoute sur Deezer ou s’achète sur le net en mp3. Les musiciens en herbe montent leurs clips et publient leurs compositions sur les sites de partage de vidéos en ligne. Les écrivains en herbe publient quotidiennement leurs billets sur les blogs. Le réseau social est en ligne, se retrouvent sur Facebook les amis d’enfance aussi bien que les amis d’un jour. Après le Triple Play, les fournisseurs d’accès proposent le Quadruple Play, le mobile s’intègre au fixe dans la facture forfaitaire du consommateur.

Le citoyen est lui aussi appelé sous les drapeaux du numérique : il doit télé-déclarer ses revenus, le salaire de l’assistante maternelle. Il consulte en ligne ses relevés maladie. Il se déplace jusqu’à la Mairie de sa commune où un Point Visio Public lui ouvrira les portes du guichet administratif virtuel. Il pourra voir ses interlocuteurs des services publics, effectuer ses démarches en temps réel à distance. Le Maire accueillera ensuite cordialement son administré, car l’objectif zéro papier atteint grâce à la dématérialisation des actes, il a transformé la salle d’archives en salle de réunion.

Tableau de la vie ? Seulement en territoire haut-très haut débit ADSL-fibre optique. Ce tableau est une vision futuriste pour les ressortissants des zones blanches : ils relèvent de la Loi Analogique ou Para-Numérique. S’ils ont la chance de travailler dans une commune convertie ils pénètrent, étrangers, au Pays du Numérique.

Faute de couverture totale de la population, une fracture numérique s’est créée entre les populations des zones urbaines et celles des zones rurales. Les initiatives des collectivités territoriales ont permis de réduire la fracture, avec des aides publiques. Cependant, une fois la majorité des zones rurales numérisées, les zones blanches deviennent enclaves permanentes. La résorption de ces derniers villages de réductibles dépend de la volonté des collectivités, et certaines collectivités ne sont pas réceptives aux besoins d’aménagement numérique, malgré les demandes de plus en plus insistantes des ressortissants. Quand à un bout du territoire le droit à la fibre est instauré dans les immeubles très denses, à l’autre bout les villages subissent une évolution insulaire et n’ont pas de fil pour aller sur la Toile.

Le citoyen qui n’a pas accès à l’ADSL subit une injustice civique et sociale. Celui qui n’aura pas la fibre optique subira une injustice sociale et civique. Les technologies alternatives à l’ADSL et à la fibre optique sont des technologies palliatives : elles remédient provisoirement à la fracture numérique en calmant les symptômes mais ne la guérissent pas. La cause de la fracture est claire : le non raccordement à l’ADSL et bientôt le non-raccordement à la fibre optique FttH.

Le consommateur, l’entreprise, la collectivité, le citoyen subissent des pressions pour adopter la dématérialisation, et les minorités des zones blanches ADSL ne savent plus comment faire comprendre aux pouvoirs publics et privés qu’ils souhaitent ardemment adopter un ADSL, mais qu’aucun ADSL n’est adoptable dans leurs contrées. L’enfant du numérique écoute de la musique pop en ligne, l’enfant analogique écoute la musique caractéristique du modem 56k. Vidéo à la demande, musique à la demande, qu’en est-il du haut-très haut débit à la demande ?

Avec un vrai haut débit , une commune entre dans l’ère numérique tout entière, y compris les réfractaires aux technologies palliatives, et ceux qui ne peuvent les utiliser en raison des contraintes qu’elles imposent. Avec un vrai haut débit, tout le monde peut entrer dans le tableau numérique de la vie ; il est condition incontournable pour utiliser ou apprendre à utiliser Les Technologies de la Communication et de l’Information.

Avec un vrai haut débit, plus de quotas, de coupure de connexion, et le temps de réponse devient enfin compatible avec tous les usages Internet. Avec un vrai haut débit, la facture de télécommunications multimédia chute, les déplacements se réduisent, le temps libre augmente.

Quand à un bout du fil les fournisseurs d’accès très haut débit par fibre optique cherchent désespérément à l’autre bout leurs abonnés dans les zones très denses, les oubliés du numérique filaire au régime sans fibre tiennent à la main leur stylo, prêts à signer leur abonnement.

Quelles actions faut-il entreprendre pour qu’entre dans la Loi le droit à l’ADSL haut débit et le droit à la fibre optique très haut débit pour tous, pour 100% des contribuables, 100% des consommateurs, 100% des citoyens, 100% des enfants, et que « toutes les personnes soient égales en droit » comme le veut la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne ?