Blog des enfants du numérique

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lundi 2 août 2010

Les opérateurs de satellite (2)

SES ASTRA

Couverture haut débit en Europe

"Les services hybrides de distribution et d’accès fournis par ASTRA complètent ou étendent les réseaux IP. Ils offrent des connexions haut débit aux utilisateurs situés au-delà du réseau DSL terrestre local. Grâce à notre large couverture de l’Europe, nous pouvons assurer la connectivité de l’utilisateur final sans nécessiter d’investissements importants ou de programmes de déploiement de grande ampleur."

http://www.ses-astra.com/business/f...

ASTRA2Connect est le service d'accès haut débit de SES ASTRA.

"Broadband and VoIP

Millions of households and businesses outside the major European cities lack access to high-speed broadband services. ASTRA2Connect is two-way satellite broadband, enabling customers to enjoy always-on, high-speed internet access regardless of where they live. The innovative and reliable technology supports flat-rate subscriptions, VoIP, content on demand and TV capabilities. It features high levels of built-in security and performance enhancement."

http://www.ses-astra.com/business/e... (en anglais)

Liste des distributeurs Astra2connect

  • Nordnet, filiale du Groupe Orange
  • Viveole, marque de la société AUVEA

"La flotte ASTRA compte 16 satellites positionnés sur les principales positions orbitales 19.2° est, 28.2° est, 23.5° est, 5° est et 31.5° est."

http://www.ses-astra.com/business/f...

"SES ASTRA est le premier système de diffusion directe par satellite (DTH) en Europe. La flotte de satellites comprend actuellement 15 satellites qui desservent plus de 122 millions de foyers sur les réseaux DTH et câblés et transmettent plus de 2.500 chaînes de télévision et stations de radio analogiques et numériques. SES ASTRA fournit aussi des services multimédia et internet ainsi que de la télécommunication par satellite aux entreprises, aux gouvernements et à leurs agences. Avec plus de 100 chaînes en haute définition concentrées sur ses principales positions orbitales, ASTRA représente la plus importante plateforme de diffusion de télévision en haute définition pour les grandes chaînes européennes. Les principales positions orbitales d’ASTRA sont 19.2 degrés Est, 28.2 degrés Est, 23.5 degrés Est, 5 degrés Est et 31.5 degrés Est.

ASTRA est de loin la première position pour la réception directe par satellite en France. Plus de 5 millions de foyers regardent la télévision avec une parabole orientée sur ASTRA 19,2°Est. Ils bénéficient du plus large choix en matière de télévisions et de radios françaises et internationales, en définition standard ou en haute définition, gratuites ou payantes."

http://www.onastra.fr/about-astra/i...

"Cimetière à satellites

Lorsque les satellites ont accompli leur mission, ils sont déplacés vers une orbite cimetière.

   * ASTRA 1A
   * ASTRA 1B
   * ASTRA 5A
   * SIRIUS 1
   * TELE X"

http://www.ses-astra.com/business/f...


SES ANNONCE UNE NOUVELLE PROGRESSION DE SON CHIFFRE D'AFFAIRES AU PREMIER SEMESTRE

Business Wire, Le vendredi 30 juillet 2010, à 8h 00

http://fr.finance.yahoo.com/actuali...

"Romain Bausch, Président et Directeur général de SES, a déclaré :

« SES a poursuivi sa stratégie de croissance durant les six premiers mois de l'année, avec le lancement et la mise en service de trois nouveaux satellites, remplaçant ou ajoutant des capacités pour les marchés des Etats-Unis, du Moyen-Orient, de l'Afrique et de l'Océan Indien. Nous sommes en train de négocier la cession de ND SatCom dans le cadre de notre stratégie de recentrage de nos activités de service sur le développement de la demande de capacités satellitaires. Le développement global de nos activités et la performance financière du groupe durant le premier semestre répondent entièrement à nos attentes. » "


YAHOO FINANCELe vendredi 30 juillet 2010, à 10h 23

http://fr.finance.yahoo.com/actuali...

"SES (Paris: LU0088087324 - actualité) affiche un résultat net en baisse au premier semestre du fait de la hausse de ses charges d'emprunt et des pertes de ND SatCom, dont le groupe est en train de négocier la cession.

L'opérateur satellitaire fait état d'un résultat net semestriel de 191,6 millions d'euros, contre 245,5 millions d'euros un an plus tôt, soit un repli de 21,9%.

Le résultat des activités poursuivies atteint 229,7 millions d'euros, contre 256,3 millions d'euros sur la même période de 2009, ce qui correspond à un repli d'encore 10%. ... Le développement global de nos activités et la performance financière du groupe durant le premier semestre répondent entièrement à nos attentes', assure Romain Bausch, le PDG du groupe.

Les investisseurs étaient moins conciliants ce matin à la Bourse de Paris, où le titre SES se repliait de 3,4% à 18,1 euros au bout d'une heure de cotations."

Les opérateurs de satellite (1)

EUTELSAT :

"Tooway™ est le service d’accès au haut débit de nouvelle génération, plus rapide et plus souple.

Eutelsat et ViaSat ont mis en commun leurs compétences pour offrir un nouveau système pour des services de haut débit bidirectionnels.

Tooway™ est le fruit d’un partenariat qui réunit Eutelsat, premier opérateur européen de satellites, sa filiale haut débit Skylogic et Viasat, l’un des leaders mondiaux de réseaux et d’équipements d’accès au haut débit pour le grand public. Ce service satellitaire bidirectionnel de nouvelle génération permet d’établir des communications en liaison montante et en liaison descendante via le satellite.

Tooway™ utilise la technologie satellitaire pour fournir aux particuliers un accès Internet haut débit rapide et flexible, ne nécessitant pas de connexion au réseau terrestre chez l'abonné, ce qui améliore la disponibilité et la vitesse d’accès à l’Internet."

Liste des distributeurs Tooway en France

  • Alsatis S.A.S.
  • Numeo
  • sat2way
  • SHD, filiale de SFR (SHDnet)
  • Vertical Connect S.A.S.

http://www.eutelsat.com/fr/products...

"Au 30 juin 2010, Eutelsat diffusait avec ses 26 satellites 3.662 chaines de télévision (+14.8%) dont 155 en HD (+80%). L'opérateur diffuse aussi plus de 1.100 radios. Le chiffre d'affaire provient à 70% de la diffusion d'applications vidéos et 19% de Services Données & Valeur Ajoutée.

Les satellites Eutelsat disposent au total de 652 répéteurs (+63 en un an) ayant un taux d'occupation de 87.5%. Ce taux a tendance à baisser puisqu'il était de 88.8% l'année dernière et 93.4% il y a deux ans."

http://www.satmag.fr/affichage_modu...


Le journal des finances FABIENNE BOULOC | JDF HEBDO | 01.08.2009 | Mise à jour : 14H45

http://www.jdf.com/interview/2009/0...

"Eutelsat a publié d'excellents comptes annuels. En période de récession mondiale, l'opérateur de satellites évolue sur un marché privilégié et reste très dynamique. Son P-DG dévoile les recettes du succès et les projets de l'entreprise à moyen terme.

Il y a toujours des exceptions. Des sociétés qui, en période de crise, se portent à merveille. Croissance du chiffre d'affaires, rentabilité élevée : Eutelsat Communications est de celles-là. Son métier : exploiter une flotte de 27 satellites, en louant les capacités de ces engins à des opérateurs télécoms ou à des groupes de télévision. Le groupe a relevé ses objectifs à moyen terme. Il vise une hausse moyenne de 7 % de ses recettes chaque année entre 2009 et 2012 et une marge brute d'exploitation d'environ 77 %. En 2009/ 2010, les recettes devraient dépasser le milliard d'euros et l'excédent brut d'exploitation 780 millions. L'endettement, élevé, sera maintenu entre 3 et 4 fois l'excédent brut d'exploitation.

….

Une activité très profitable

La détérioration de l'environnement macroéconomique n'entame pas la rentabilité de l'activité, qui s'appuie sur des ressources rares. « Le nombre de fréquences et de positions orbitales attribuées par l'Union internationale des télécommunications est limité. Cette rareté fait la force de notre modèle économique. » L'opérateur a réussi à imposer des « positions orbitales de prestige », très recherchées par les clients. Ce sont les « Hotbird », la fierté de Giuliano Berretta. « Plus il y a d'antennes tournées vers une position, plus elle est prisée et plus nous y attirons de nouvelles chaînes de télévision. C'est un cercle vertueux. » De cette manière, Eutelsat a pu passer des augmentations de tarifs même cette année. « Lors du renouvellement des contrats, nous avons réussi à relever nos prix de manière substantielle. »Une fois lancé, l'appareil est utilisable pendant quinze ans. L'industrie consomme beaucoup de capitaux au départ, mais les dépenses opérationnelles sont ensuite limitées. La demande est telle que la flotte arrive à saturation. Le groupe affichait un taux de remplissage de ses satellites de plus de 97 % fin 2008. Pour retrouver une marge de manoeuvre, il mène un programme d'investissements de près de 450 millions d'euros par an entre 2008 et 2011. « Il nous faut en permanence conjuguer renouvellement et augmentation de notre flotte pour attirer de nouveaux clients. » Trois satellites ont été lancés depuis le début de l'année, ramenant le taux à 88,8%. Récurrence des revenus, visibilité et carnet de commandes solide : Eutelsat a tous les atouts d'une valeur défensive. Mais, pour Giuliano Berretta, c'est loin d'être suffisant. « Eutelsat, ce n'est pas seulement une rente ! Nous savons nous montrer offensifs, d'autant que nos relais de croissance sont bien identifiés. » L'opérateur veut profiter de l'essor de la télévision haute définition. Le P-DG enchaîne, les yeux brillants, sur les nombreux autres chantiers de l'entreprise, comme le cinéma numérique et la 3D. « Nous nous projetons dans la sortie de crise avec des ambitions très volontaristes, d'autant que nos marchés restent bien orientés. »

Des projets ambitieux

Eutelsat n'hésite pas à tenter de nouvelles aventures que son concurrent SES juge trop risquées. Il va lancer un satellite dédié à l'Internet haut débit. L'appareil est le plus cher de l'histoire du groupe : 350 millions d'investissement. L'opérateur vise les foyers qui n'ont pas accès au haut débit par les réseaux terrestres. Dans certains endroits, il sera trop coûteux de déployer la fibre optique. « Le satellite est le seul moyen économiquement rentable de compléter les réseaux terrestres pour rendre l'Internet haut débit accessible partout. » Quinze millions d'Européens seraient concernés. Eutelsat a bâti son plan d'affaires sur 700.000 utilisateurs, tandis que l'appareil peut en desservir près de 2 millions. A partir de 2013, l'opérateur espère générer des recettes de 100 millions par an grâce à cette activité. Giuliano Berretta détaille ce projet avec enthousiasme. Sa stratégie mêlant planification à long terme et opportunisme a fait ses preuves. Avec succès, l'ingénieur a transformé l'organisation intergouvernementale Eutelsat en société privée. « Le satellite offre un atout économique incontestable pour couvrir de larges territoires », résume-t-il. Les actionnaires en profitent. La société distribue entre 50 et 75 % de son résultat net. Quant au cours du titre, son évolution est appréciable. Plus de 55 % de progression depuis l'introduction en Bourse en décembre 2005, et un niveau toujours proche des plus hauts historiques à l'heure actuelle. Les grands actionnaires, comme Abertis Telecom (31,43%), doivent s'en réjouir. La participation de 25,68% de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a été transférée au Fonds stratégique d'investissement (FSI), censé mener une politique dynamique. Le P-DG ne s'en inquiète pas. « Le succès d'Eutelsat rejaillit sur toute l'industrie spatiale européenne, et en particulier française. Nous sommes au coeur de l'attention générale. »"


YAHOO Finance Le jeudi 15 juillet 2010, à 8h 11

http://fr.finance.yahoo.com/actuali...

"Les points forts de la valeur

  • Le groupe bénéficie de l'explosion du nombre de chaînes diffusées par satellite dans le monde. Les applications vidéo représentent désormais plus de 70% des recettes du groupe.
  • La visibilité de l'activité est forte car le groupe passe des contrats à long terme avec ses clients, notamment pour la diffusion de chaînes de télévision.
  • Le groupe a la capacité de faire passer des augmentations de tarifs lors des renouvellements de contrat.
  • La demande de capacité est toujours aussi bien orientée. La crise n'a pas eu d'impact visible sur l'activité d'Eutelsat. Les marchés émergents d'Europe Centrale, des Balkans et de la Russie, sont parmi les zones plus dynamiques à l'échelle mondiale dans la vidéo. Eutelsat bénéficie également du dynamisme de croissance des marchés d'Afrique et du Moyen-Orient.
  • La télévision 3D et le très haut débit par satellite offrent des perspectives très encourageantes pour les opérateurs satellites.
  • Le relèvement de la note de S&P donne à Eutelsat le statut ® Investment grade ¯ et un meilleur accès aux marchés obligataires

Les points faibles de la valeur

  • Un des principaux risques que court l'opérateur est technologique. En effet, un changement radical de technologie pourrait affecter la demande en capacité satellitaire.
  • Les opérateurs satellites doivent actuellement faire face à une offre inférieure à la demande, sur le marché des lanceurs pour satellites commerciaux.
  • Nombre d'analystes jugent la valeur correctement valorisée et lui préfèrent SES (Paris: LU0088087324 - actualité) dont le potentiel de révision en hausse des prévisions est plus important.

Comment suivre la valeur

  • Eutelsat bénéfice d'un statut défensif dans son secteur. Son modèle économique lui permet de bien traverser la crise.
  • La société distribue entre 50% et 75% de son résultat net aux actionnaires. La discipline du management en termes d'acquisition plaide pour un retour de liquidités accru aux actionnaires.
  • L'industrie consomme beaucoup de capitaux au départ, mais les dépenses opérationnelles sont ensuite limitées. Une fois lancé, un satellite est utilisable pendant quinze ans.
  • Une partie du Grand emprunt de l'Etat français devrait être alloué aux infrastructures pour le très haut débit, y compris pour l'offre satellite dans les zones rurales. Une demande pour une offre haut débit via satellite serait favorable à Eutelsat.
  • La Caixa et ACS (Madrid: ACS.MC - actualité) étudieraient un scénario de LBO sur Abertis (Madrid: ABE.MC - actualité) , premier actionnaire d'Eutelsat avec une participation de 31,43%. A suivre donc l'avancée de ce projet qui pourrait être synonyme de risque accru de retour de papier sur Eutelsat. La participation dans l'opérateur pourrait être cédée."

SatMag Info postée le 30-07-2010 à 12:41

Eutelsat : des profits astronomiques

http://www.satmag.fr/affichage_modu...


Internet par satellite 30/07/2010

http://www.internetparsatellite.net...

Eutelsat enregistre une belle progression de ses résultats cette année encore

"Alors qu'on entend régulièrement que la réception par satellite est sur le déclin ou va mal, les chiffres d'Eutelsat viennent cette année encore prouver que les détracteurs de cette technologie connaissent assez mal le sujet.

En effet, Eutelsat enregistre cette année une augmentation de plus de 11% de son résultat chiffre d'affaire comparé à l'année 2009, déjà plutôt bonne.

Pour ce qui nous intéresse, l'Internet par satellite, on apprend à l'occasion de ces bons résultats qu'Eutelsat à réalisé près de 20% de son CA dans les services de données à valeurs ajoutées, dont notamment son service Tooway qui est désormais présent dans 30 pays et commercialisé à 63 distributeurs.

Avec une "saison 2010-2011" qui sera rythmée par l'arrêt complet de la télévision analogique (et donc de nouvelles zones blanches pour lesquelles le satellite sera toujours l'unique alternative) et le lancement du satellite KA-SAT, Eutelsat pourrait bien renouveler l'exploit de battre encore des records de bonne santé en pleine morosité économique."

jeudi 22 juillet 2010

Accès Internet : prix, services et qualité de service

Comparatif rapide des offres d'accès à Internet :
(Cliquez sur chaque image pour agrandir)

Prix et services
Comparatif_prix_et_services.jpg

Temps de réponse

Comparatif_prix_et_services_1.jpg

Réferentiel partie 1

Comparatif_prix_et_services_2.jpg

Référentiel partie 2

Comparatif_prix_et_services_3.jpg

N.B. : Les offres sont présentées sans présumer des taux de contention
(pour les critères de qualification d'une connexion Internet voir
/post/2010/06/27/Les-crit%C3%A8res-...).
Les offres satellite SHD/SFR reposent sur l'opérateur satellite Eutelsat, ainsi que celles de Numeo via l'opérateur sat2way.

lundi 19 juillet 2010

ADSL en Haute-Saône

Haute-Saône :

546 communes,
231 879 habitants d'après le recensement de 2007,
87 Noeuds de Raccordement (NRA ou centraux téléphoniques),

97 zones de sous-répartiteurs (ZSR) desservant un minimum de dix lignes analogiques inéligibles au haut débit ADSL au NRA Origine
(Cf. /post/2010/07/18/Donn%C3%A9es-r%C3%... Andelarrot est maintenant éligible par NRA-ZO).

Dégroupage :

Dégroupage Haute-Saône

mercredi 14 juillet 2010

La carte iso-débit de Provenchère

Voici la carte iso-débit de Provenchère, réalisée à partir du site Ariase (mode avancé).

Le Noeud de Raccordement Abonnés (NRA) est à Faverney (> 8 km), le sous-répartiteur qui dessert la commune est à Breurey (> 4 km).

Carte iso-débit Provenchère

Résultat pour une ligne téléphonique de Provenchère :

Affaiblissement ligne Provenchère

jeudi 8 juillet 2010

DATAR - Rapport Tactis - 01/2010

Dans certaines communes, l'équipement des sous-répartiteurs ne suffira pas pour que les habitants disposent du très haut débit : les communes sont trop éloignées du central (NRA - Noeud de Raccordement Abonné) mais aussi du sous-répartiteur.

Seule solution : créer un nouveau sous-répartiteur dans la commune, relié en fibre optique au NRA et équipé en très haut débit.

Ainsi le confirme le rapport des cabinets TACTIS et SEBAN & ASSOCIES réalisé pour le compte de la DATAR (Délégation Interministérielle à l'Aménagement du Territoire et à l'Attractivité Régionale) :

"Dans un scénario où quatre vingt pour cent de la couverture serait assurée en fibre optique, la couverture additionnelle apportée par les sous-répartiteurs est faible, de l'ordre du quart des ménages non couvert en fibre. La plus grande partie des ménages couverts en fibre sont en zones urbaine ou en bourg, proches de répartiteurs. A contrario, les ménages non desservis en fibre sont éloignés de leur sous répartiteur et son équipement ne permet pas d'apporter le très haut débit. L'équipement des sous-répartiteurs et le déploiement de fibre jusqu'à l'abonné sont donc des technologies essentiellement concurrentes et non complémentaires. Leurs zones de pertinence technologique et économique se recouvrent largement mais ne se complètent pas. L’étape suivante consiste à créer de nouveaux sous répartiteurs, pour que chaque abonné soit situé à moins d’un kilomètre de son sous répartiteur de rattachement, celui-ci étant raccordé en fibre et hébergeant des équipements très haut débit.(...) Nous estimons que le nombre de sous répartiteurs devrait être triplé pour atteindre cet objectif en milieu rural. Les coûts de déploiement représenteraient environ le tiers du coût de déploiement d’un réseau tout optique, soit 5 milliards d’euros pour couvrir les vingt pourcents de ménages situés dans les zones les moins denses. Le tableau ci-dessous présente une synthèse du nombre de sous répartiteurs à équiper en fonction des objectifs de couverture, et hors déploiement fibre."

La création d'un sous-répartiteur communal est donc une étape vers le très haut débit par la fibre optique jusqu'à l'abonné. http://www.datar.gouv.fr/fr_1/actua...

dimanche 27 juin 2010

Les critères pour qualifier une connexion

Le débit est certes un critère majeur pour définir la qualité d’une connexion, et les usages qu’elle permet.

Néanmoins, une qualification sur le critère débit ignore tous les autres aspects d’une connexion qui ont un impact direct pour l’usager. Comme le démontrent les témoignages des usagers bas débit ou des usagers de technologies palliatives à l’ADSL (le satellite dans le cas de la commune de Provenchère), le critère « débit » seul ne permet pas de qualifier une connexion ou une offre haut débit. Ce serait une différentiation subjective, car elle ferait croire qu’une offre haut débit est de qualité si le débit (annoncé) est élevé, alors que d’autres facteurs entrent en ligne de compte pour l’usager selon la technologie par laquelle il accède au réseau Internet.

Il est nécessaire de qualifier une connexion ou une offre par cinq critères :

- Le critère de débit, encore faut-il définir s’il s’agit de débit crête maximal, de débit réel moyen sur une période, ou de débit minimal garanti, cette dernière définition étant bien sûr la plus pertinente pour l’usager, et la moins litigieuse, - le critère de non-limitation des volumes de données en réception et en émission, car les quotas génèrent de facto un accès limité à Internet, et une régression en bas débit dans le cas satellite, - le critère de temps de réponse, qui trop important interdit certains services sur Internet et IP (télévision, téléphone VoIP, Vidéo à la Demande-VoD, jeux en réseau, … etc.), et permet de différentier l’ADSL de ses technologies palliatives, - le critère de continuité de service (hors force majeure), qui qualifie de façon binaire le respect ou non par le prestataire de l’obligation de résultats relatif au droit d’accès à Internet , - et le critère de symétrie, qui permet de différencier la technologie ADSL des technologies plus performantes à cet égard (SDSL), mais aussi de la différencier des offres très haut débit sur fibre optique.

Ces cinq critères sont mesurables, et un mécanisme de contrôle peut être mis en place, la localisation du ou des points de contrôle (FAI, réseau, équipements actifs, abonné) étant à définir.

Une qualification « SQdS » prenant en compte les cinq critères mentionnés ci-dessus serait une qualification équitable, car représentative des Services disponibles pour l’usager, « S », et de la Qualité de Service réelle résultante pour l’usager « QdS ».

Si le client d’un FAI doit posséder différents équipements pour accéder à chacun des services Internet, télévision, téléphone du FAI, alors le FAI ne pourra pas inscrire son offre en tant que « Triple Play » dans la qualification « SQdS », mais seulement son offre Internet, car les autres canaux de communication (TV et téléphone) sont indépendants.

La technique satellitaire

LES SATELLITES DE TELECOMMUNICATION

Les satellites utilisés à l'époque actuelle se répartissent en quatre grandes catégories : les satellites d'observation de la Terre, les satellites de navigation, les satellites de télécommunication et les satellites scientifiques d'observation de l'univers. Selon les types de mission, les orbites (trajectoires) des satellites sont différentes. Ainsi en observation de la Terre les contraintes d'observabilité de la quasi-totalité de la surface de la Terre impliquent l'utilisation d'orbites basses défilantes alors que pour des télécommunications permanentes on utilise des orbites géostationnaires grâce auxquelles le satellite apparaît comme s'il était fixe par rapport à une antenne d'émission-réception située au sol (il tourne autour de la Terre exactement comme la Terre tourne sur elle-même). Une seule orbite possède cette caractéristique : l'orbite géostationnaire qui se situe à 35.786 km d'altitude (42.165 km de rayon à partir du centre de la Terre), dans le plan de l'équateur (inclinaison nulle) et qui est circulaire (excentricité nulle).

TEMPS DE TRANSIT

La vitesse de la lumière étant de 299.792,458 km/s, les communications entre le sol et les satellites géostationnaires prennent 0.12s pour chaque trajet. Prenons à titre d'exemple une communication entre deux points au sol (par exemple un ordinateur dans une entreprise rurale et un serveur dans un centre administratif urbain). L'aller-retour entreprise-satellite-serveur-satellite-entreprise comprend quatre trajet et prend donc au minimum 0.48s, et ce sans compter les temps de transit dans les divers équipements. Ce temps est très long comparé aux temps de transit que l'on rencontre dans les liaisons filaires par exemple. Ceci implique que certaines applications hautement interactives sont très fortement dégradées avec des liaisons de ce type. Les communications internet basées sur les technologies TCP/IP (Transfer Communication Protocol/Internet Protocol) nécessitent de nombreux allers-retours, y compris pour une simple consultation de page internet: envoi d'une requête « GET » par un navigateur au serveur, acquittement de la réception de la requête par le serveur, envoi de la page Web en retour, acquittement par le navigateur qu'il a bien reçu la page, le tout découpé en plusieurs paquets de taille limitée et agrémenté de données de contrôle d'intégrité et éventuellement de répétitions de paquets en cas de mauvaise réception. Ces délais étaient la raison majeure qui avait conduit à la fin des années 1990 (avant l'arrivée de l'ADSL) la création du projet SkyBridge, pour les applications Internet interactives et la vidéo en ligne (Le nom initial du projet SkyBridge était SatiVOD pour « Video On Demand »), projet composé d'une constellation de 80 satellites en orbite basse et abandonné depuis en raison de son coût et de sa complexité technique.

TELEDIFFUSION

Les satellites géostationnaires sont par contre parfaitement adaptés à la télédiffusion directe, c'est leur domaine d'application privilégié. L'émission du signal est alors effectuée depuis un centre au sol vers le satellite, qui la diffuse alors sur une zone large (typiquement un pays). Il n'y a aucune réponse des antennes des particuliers vers le satellite ou le centre d'émission. Le signal télévision reçu est globalement décalé de 0.24s par rapport à sa date d'émission, mais en l'absence d'interaction ce délai n'est pas gênant, car la télévision directe n'utilise pas les protocoles TCP/IP avec tous ses allers-retours et toutes ses données de contrôle et ses répétitions.

ÉVOLUTIVITE

La mise en place d'un satellite géostationnaire de télécommunication passe par la phase de lancement, puis par une phase dénommée « mise à poste » qui dure plusieurs semaines et comprend plusieurs manœuvres. Cette phase de mise à poste consomme la quasi-totalité du carburant embarqué à bord du satellite. Une fois à poste, le carburant restant est utilisé pour réaliser le « maintien à poste » qui garantit que le satellite reste à la position qui lui a été assignée sur l'orbite géostationnaire. Il n'y a pas assez de carburant pour ramener le satellite sur Terre. Il n'est pas non plus possible d'envoyer à proximité d'un satellite géostationnaire un autre satellite pour refaire le plein, réparer un équipement défaillant ou augmenter la capacité. Les satellites géostationnaires une fois lancés restent dans leur configuration d'origine avec le carburant qui leur a été attribué et une fois tout le carburant consommé ou tous les équipements utiles tombés en panne, on ne peut plus rien en faire. On utilise les dernières réserves de carburant pour relever très légèrement l'orbite et placer ainsi le satellite en « orbite cimetière » où il dérivera indéfiniment sans perturber les autres satellites géostationnaires venus le remplacer. La durée de vie opérationnelle d'un satellite géostationnaire est de l'ordre de grandeur de 15 à 20 ans. Les technologies utilisées, les bandes passantes disponibles sont donc figées pour des durées très longues et non évolutives. Pour augmenter la capacité d'un système spatial, il est nécessaire de lancer de nouveaux satellites, on ne sait pas faire évoluer les satellites existants. La capacité totale du satellite en termes de bande passante, c'est à dire de quantité d'information pouvant transiter à travers ses équipements est donc figée. Dans le cadre de la télédiffusion directe, cette capacité est utilisée pour envoyer de façon globale le même signal à toute une zone (broadcast). Il est donc possible d'augmenter le nombre d'utilisateurs au sol indéfiniment : des millions de téléspectateurs utilisent sans se gêner mutuellement les services des satellites de télédiffusion directe et les opérateurs peuvent prendre en charge de nouveaux abonnés sans difficulté ; il leur suffit de faire fabriquer de nouveaux décodeurs au sol et de les vendre, sans aucun impact sur le segment spatial. Dans le cadre des communications internet, la situation est radicalement différente car chaque utilisateur doit disposer de son propre canal de communication : tout le monde ne regarde pas la même page internet en même temps, les messages électroniques sont envoyés à un destinataire particulier, les transactions commerciales portent sur des comptes bancaires spécifiques, les télé-déclarations des entreprises correspondent à des données propres à chaque entreprise. Chaque donnée est donc différenciée et doit disposer de son canal de communication dédié. Ceci implique que pour une capacité donnée (et comme indiqué plus haut figée dans le temps), cette capacité doit être répartie entre tous les utilisateurs. Le débit disponible pour chacun réduit donc au fur et à mesure que le nombre d'utilisateurs augmente et qu'ils doivent se répartir les capacités. L'avènement de services de plus en plus consommateurs de bande passante (audio et vidéo en streaming, jeux en ligne, photos de résolution toujours croissante ...) sature de plus en plus rapidement ces capacités limitées. Un satellite capable de répondre aux besoins de quelques centaines de milliers d'utilisateurs à un instant donné ne sera capable de répondre aux nouveaux besoins que de deux façons différentes. La première consiste à réduire le nombre d'utilisateurs progressivement pour prendre en compte l'augmentation des volumes par personne. La seconde consiste au contraire à limiter par des mécanismes de quotas les utilisateurs, les empêchant ainsi d'accéder aux nouveaux services au fur et à mesure de leur apparition.