Blog des enfants du numérique

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dimanche 18 juillet 2010

Zones non éligibles à l'ADSL

Liste des zones de sous-répartiteurs desservant un minimum de 10 lignes non éligibles à l'ADSL en France au 12 mars 2010 (France métropolitaine et DOM) :

http://www.orange.com/fr_FR/groupe/...

mercredi 14 juillet 2010

Le Pays Nivernais Morvan lauréat pour un Pôle d'Excellence Rurale Numérique

"Le nouvel Internet constitue le plus stimulant des défis... Il constitue un ferment démocratique, un mode de partage de la culture, il rend possible la nouvelle donne de l'intelligence collective... Si les territoires s'en emparent, il redistribuera les cartes de la géographie française »: fidèle à ses convictions exprimées dans « Le défi numérique des territoires – Réinventer l'action publique » (Éditions Autrement), ouvrage dont il a coordonné l'élaboration en 2007, Christian Paul a lancé le Pays du Nivernais-Morvan, dont il est président, dans le projet d'un Pôle d'Excellence Rurale Numérique."

...
''Généraliser des usages existant déjà à petite échelle et en inventer de nouveaux :
Le développement de télécentres dans toutes villes, l'ouverture de relais accueil de services publics « visio-guichets », la création d'un réseau de professionnels pour construire une offre de transport partagé, la mise en ligne d'un portail « communicationnel », la "réinvention" d'une Université rurale moderne, le développement des consultations médicales à distance, de la téléassistance, de la vie scolaire numérique, un camion de tournée vidéo numérique qui se déplacerait dans les villages et proposerait la numérisation des archives des particuliers, des galeries numériques pour les musées, de nouveaux services aux touristes, une plateforme de commercialisation de produits locaux: autant de projets portés par les collectivités ou des entrepreneurs privés...''

http://www.gensdumorvan.fr/territoi...

http://pernumerique.over-blog.com/

La carte iso-débit de Provenchère

Voici la carte iso-débit de Provenchère, réalisée à partir du site Ariase (mode avancé).

Le Noeud de Raccordement Abonnés (NRA) est à Faverney (> 8 km), le sous-répartiteur qui dessert la commune est à Breurey (> 4 km).

Carte iso-débit Provenchère

Résultat pour une ligne téléphonique de Provenchère :

Affaiblissement ligne Provenchère

La complainte des laissés-pour-compte

La première chanson des Enfants du Numérique.

http://www.youtube.com/watch?v=7LnJ...

La complainte des laissés-pour-compte

Connaissez-vous Mesdames ?
Connaissez-vous Messieurs ?
Nos quelques états d’âme
Qui nous rendent malheureux
Prenez place s’il vous plait
Nous allons vous conter
Pourquoi nous étions mis de côté.

Notre petit village
Qui se nomme Provenchère
Se trouve dans un désert
Un désert numérique
Faut nous tirer des câbles
Des câbles en fibre optique
On veut faire partie du Plan Numérique

Depuis des temps lointains
Qu’on affiche des liens
Depuis ces temps lointains
Nous n’ voyons toujours rien
Alors comprenez nous
Si on vous demande à genoux
Une connexion comme vous

REFRAIN

Les enfants du numérique

Tisseront des liens magiques

Ils auront une vraie connexion

Tout ça en quelques clics

L’an 2010 s’écoule
Et vous restez très cool
Pourtant c’est votre Boulot
D’mettre des NRA ZO
Au lieu de refaire les plans
Qui ont déjà 15 ans
Faudrait peut-être regarder devant

A force de cogiter
Sans rien voir avancer
Vous devriez peut-être
Vous poser une question
Combien il y a eu de mètres
Tirés par la région
Suite à toutes vos dissertations ?

REFRAIN

Ici dans notre village
Nous sommes de tous les âges
Même si les trois rois mages
Ne sont pas dans les parages
Ce que vous devez savoir
C’est qu’on a toujours l’espoir
De quitter la préhistoire

REFRAIN
REFRAIN INSTRUMENTAL
REFRAIN x2

lundi 12 juillet 2010

Le Clip des Enfants du Numérique

Sortie musicale de la semaine : la chanson et le clip des Enfants du Numérique :

http://www.youtube.com/watch?v=7LnJ...

ou encore

http://www.dailymotion.com/video/xd...

Commentaires bienvenus !

jeudi 8 juillet 2010

DATAR - Rapport Tactis - 01/2010

Dans certaines communes, l'équipement des sous-répartiteurs ne suffira pas pour que les habitants disposent du très haut débit : les communes sont trop éloignées du central (NRA - Noeud de Raccordement Abonné) mais aussi du sous-répartiteur.

Seule solution : créer un nouveau sous-répartiteur dans la commune, relié en fibre optique au NRA et équipé en très haut débit.

Ainsi le confirme le rapport des cabinets TACTIS et SEBAN & ASSOCIES réalisé pour le compte de la DATAR (Délégation Interministérielle à l'Aménagement du Territoire et à l'Attractivité Régionale) :

"Dans un scénario où quatre vingt pour cent de la couverture serait assurée en fibre optique, la couverture additionnelle apportée par les sous-répartiteurs est faible, de l'ordre du quart des ménages non couvert en fibre. La plus grande partie des ménages couverts en fibre sont en zones urbaine ou en bourg, proches de répartiteurs. A contrario, les ménages non desservis en fibre sont éloignés de leur sous répartiteur et son équipement ne permet pas d'apporter le très haut débit. L'équipement des sous-répartiteurs et le déploiement de fibre jusqu'à l'abonné sont donc des technologies essentiellement concurrentes et non complémentaires. Leurs zones de pertinence technologique et économique se recouvrent largement mais ne se complètent pas. L’étape suivante consiste à créer de nouveaux sous répartiteurs, pour que chaque abonné soit situé à moins d’un kilomètre de son sous répartiteur de rattachement, celui-ci étant raccordé en fibre et hébergeant des équipements très haut débit.(...) Nous estimons que le nombre de sous répartiteurs devrait être triplé pour atteindre cet objectif en milieu rural. Les coûts de déploiement représenteraient environ le tiers du coût de déploiement d’un réseau tout optique, soit 5 milliards d’euros pour couvrir les vingt pourcents de ménages situés dans les zones les moins denses. Le tableau ci-dessous présente une synthèse du nombre de sous répartiteurs à équiper en fonction des objectifs de couverture, et hors déploiement fibre."

La création d'un sous-répartiteur communal est donc une étape vers le très haut débit par la fibre optique jusqu'à l'abonné. http://www.datar.gouv.fr/fr_1/actua...

Autres paysages, autres moeurs

Berry - 24 juin 2010 - Alain Rafesthain surfe sur l'ADSL

"Le président du conseil général, Alain Rafesthain, rentre juste d'un rendez-vous ministériel avec Michel Mercier et Nathalie Kosciusko-Morizet où il a appris que le Cher était retenu par l'État dans le cadre de son projet Internet pour tous.

Conséquence directe, un financement accordé de 752.000 euros afin d'aider le département à compléter la couverture départementale des zones blanches et grises et de permettre au 2 % de la population qui n'ont pas accès à L'ADSL de l'avoir. Une couverture qui doit aboutir mi-2011."
http://www.leberry.fr/editions_loca...

Savoie - 01 juillet 2010 - Le conseil général de Savoie présente son plan fibre optique jusqu'à l'abonné
"La lutte contre la fracture numérique territoriale passe désormais par la Savoie. "Notre département ouvre la voie et montre l’exemple au niveau national car c’est l’un des projets très haut débit les plus importants et innovants jamais envisagés dans un territoire peu densément habité et en zone de montagne", a su convaincre le président du conseil général, Hervé Gaymard.

...Dans le cadre de son plan numérique départemental, le conseil général a en effet décidé, le 14 juin, de construire et d’exploiter un réseau départemental d’initiative publique (RIP) à très haut débit. L'infrastructure en fibre optique devrait couvrir, d'ici à 2020, l'ensemble de la Savoie.

... Le montant de l'investissement devrait mobiliser plusieurs partenaires. Il est estimé à 215 millions d'euros"

http://www.localtis.fr/cs/ContentSe...

mercredi 7 juillet 2010

Réunion publique du Préfet de Haute-Saône - 5 juillet 2010

Lors de cette réunion ont été évoqués 3 thèmes issus du CIADT (Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire) du 11 mai 2010 : Pôle d’Excellence Rurale, Maisons de santé pluridisciplinaires et Très Haut Débit.

Le programme Très Haut Débit a été présenté par le chargé de mission TIC du SGAR (Secrétariat Général aux Affaires Régionales).

Après le rappel succinct du programme, le chargé de mission a indiqué les actions en cours pour la région :

- Création d’un schéma de cohérence territorial

- Création d’une cellule de concertation

Et pour le département 70, les actions à venir :

- Création d’un schéma directeur d’aménagement numérique.

Aucun projet de couverture haut débit ni très haut débit n’a été mentionné.

Le projet du CG70, labellisé récemment (4,2 M€ dont 802.452 € de subvention européenne), consiste –selon le Président d’une Communauté de Communes- à doubler le réseau de France Telecom le long de l’axe Est-Ouest des villes du département. Le Conseil Général trouverait la location du réseau France Telecom trop chère.

(Remarque : le projet comporterait également le dégroupage de 5 NRA, donc l’amélioration de services pour des usagers déjà desservis en ADSL).

En répondant aux questions de la salle, le chargé de mission a précisé qu’il était urgent d’attendre, que malgré les besoins de haut débit à court terme, il ne fallait rien faire « dans la précipitation ».

Il a indiqué que le NRA-ZO n’était pas une solution, et que d’autres technologies pouvaient convenir (il a murmuré Wimax en toute fin de réunion).

Aux questions demandant des solutions concrètes pour la couverture des zones blanches et une date, il n’a pas répondu. Aucun représentant du Conseil Général ne s’est manifesté. Il semble qu’un conseiller général était présent, mais malgré les demandes du Préfet à deux reprises il n’a pas souhaité prendre la parole.

vendredi 2 juillet 2010

Schémas directeurs d'aménagement numérique en Haute-Saône

La loi relative à la lutte contre la fracture numérique du 17 décembre 2009 prévoit l'élaboration de schémas directeurs d'aménagement numérique du territoire (SDANT). Le contenu de ces schémas a été précisé à l'article L. 1425-2 du Code Général des Collectivités Territoriales.

Un schéma directeur territorial d'aménagement numérique recense les infrastructures et réseaux de communications électroniques existants, identifie les zones qu'ils desservent. Il présente une stratégie de développement de ces réseaux, concernant prioritairement les réseaux à très haut débit fixe et mobile, y compris satellitaire, permettant d'assurer la couverture du territoire concerné. Il recouvre un ou plusieurs départements ou une région et est établi à l'initiative des collectivités territoriales concernées. Il a une valeur indicative, et vise à favoriser la cohérence des initiatives publiques et leur bonne articulation avec l'investissement privé.

C’est un document opérationnel de moyen/long terme

  • décrivant une situation à atteindre en matière de couverture numérique du territoire considéré
  • analysant le chemin à parcourir pour y parvenir et la part prévisible qu’y prendront les opérateurs privés,
  • arrêtant des orientations sur les actions publiques à mettre en œuvre pour accélérer l’atteinte de ces objectifs, ou simplement permettre de les atteindre.

Il doit être révisé régulièrement en fonction de l'évolution de la régulation (règlementation), des aides disponibles, de l'évolution des technologies, et de l'évolution des techniques de déploiement des technologies. Il donne les réponses aux questions :

• quel type de service pour quelle population ?

• sur quel type de territoire et à quel horizon ?

• de manière impérative ou simplement souhaitable ?

Ce document n'a pas valeur de projet : c'est un document d'information.

Une collectivité (département, région) peut faire appel à un prestataire de services pour établir ce document, via un appel d'offres de marché public.

Deux appels d'offres viennent d'être émis en Haute-Saône concernant ces schémas directeurs d'aménagement numérique du territoire (SDANT):

1) CG70 - Assistance à maîtrise d'ouvrage Schéma directeur d'aménagement numérique (mise en ligne 02/07/2010)

Existant, diagnostic (ambition atteignable et situation cible, part des opérateurs), schéma directeur (principes et programme d'actions), schéma d'ingénierie.

  • Durée d'étude : 2 ans
  • Période de projection : SDANT sur 15 ans
  • Date de réponse : 13/08/10
  • Montant : 120.000 €
  • Critères de sélection : technique 50%, prix 45%, développement durable 5%.
  • Subventions Feder et caisse des dépôts.

http://www.marchesonline.com/mol/fr...

2) CCAV (Communauté de Communes de l'Agglomération de Vesoul)- Elaboration d'un Schéma directeur d'aménagement numérique (mise en ligne 26/06/2010)

Ambition (Existant,situation cible, comité de pilotage), diagnostic (chiffrage montée en débit et évolution très haut débit, part des opérateurs), élaboration du projet d'aménagement numérique(scénarii, choix), rédaction du Schéma directeur d'aménagement numérique.

  • Durée d'étude : 5 mois maximum
  • Date de démarrage de la prestation : courant septembre
  • Date de réponse : 30/07/10
  • Critères de sélection : technique 60%, prix 40%.
  • Ressources propres et ressources extérieures publiques.

http://www.marchesonline.com/mol/fr...

Comment le schéma de la CCAV va-t-il s'intégrer à un schéma départemental qui arrivera deux ans plus tard ?

jeudi 1 juillet 2010

Invitation aux autres associations et collectifs

Si en tant qu' association, collectif ou à titre personnel, vous êtes mobilisé pour améliorer l'aménagement numérique de votre territoire, venez nous le dire.

Si vous n'avez pas de blog ou site, nous pouvons vous offrir une place pour présenter votre cas, vos objectifs et vos besoins d'entraide.

A bientôt

Coup de pouce numérique

Vous avez l'ADSL 2+, le triple play, le trés haut débit, mais vous êtes solidaires des oubliés du numérique.

Soutenez-nous en postant un commentaire à ce billet. S'il vous plaît, identifiez-vous au moins par votre commune ou code postal.

Merci !

C'est les vacances ...et l'heure du calcul

C'est les vacances scolaires, mais il faut bien quelquefois faire des devoirs de vacances.

Exercice de calcul : Un marché d'installation satellite-WiFi aurait coûté "993 017,00 € H.T" en 2007, (source http://www.theitcircle.net/post/200...)

Le nombre d'abonnés à ce système est d'un peu plus de 1000 . (source Conseil Général)

Ce chiffre est en baisse car 3 communes au moins sont passées ADSL en mars 2010, et 2 au moins vont bientôt être raccordées ADSL. http://www.vesoul.fr/index.php?opti...

http://www.estrepublicain.fr/fr/her...

Quel est le "coût à la prise" ?

Même si le marché n'a pas été reconduit à l'échéance 2009, que peut-on dire de ce "coût à la prise" ? Cf. pour l'historique : http://www.zdnet.fr/blogs/infra-net...

et pour comparaison :

http://www.amenagement-numerique.fr...

http://extranet.ant.cete-ouest.equi...

mercredi 30 juin 2010

Prise de Contact pour Les Assises Citoyennes "Une ruralité en très haut débit", RuraliTIC, 30-31 août 2010

Voici la liste des collectifs et amis Internet contactés pour partager avec nous les Assises citoyennes. Elle sera mise à jour régulièrement.

  • Trés) Haut Débit et Ruralité

http://mlebon.typepad.com/hd_rural/...

  • AveyronAdsl

http://aveyronadsl.free.fr/index.ph...

  • Le Très Haut Débit à Bouffémont

http://treshautdebitbouffemont.word...

  • C@dsl 52

http://www.cadsl52.fr

  • Collectif 88 Internet pour tous

http://www.collectif88.fr

  • Collectif des délaissés du haut débit (en Limousin )

http://zo87.info

  • Collectif-IT

http://alainbaritault.wordpress.com

  • Images 48

http://www.images48.fr

  • Internet haut débit au milieu des vignes

http://haut-debit-saint-bauzille.tu...

  • Jean-Michel Billaut

http://billaut.typepad.com

  • Les Sources de l’Info : parution de l'article le 2/07/10

http://www.lessourcesdelinfo.info

  • www.mayenne.org

http://association.mayenne.org/inde...

  • Le Drennec ADSL

http://drennecadsl.free.fr/

Mise à jour : 23 juillet 2010

mardi 29 juin 2010

"Une ruralité en très haut débit pour quoi faire ?"

Avec son accord, voici un relais de Pierre Ygrié qui propose des Assises citoyennes sur le thème "Une ruralité en très haut débit pour quoi faire ?" via un Atelier dédié à l'occasion de RuraliTIC :

"Organiser des assises citoyennes pour, ensemble, réfléchir à la façon dont le numérique pourrait nous permettre d'imaginer demain, ne serait-ce pas un superbe challenge ?"

Rendez-vous de lecture billet et commentaires : http://websdugevaudan.wordpress.com...

Si vous êtes d'accord avec son contenu, vos compléments, idées et propositions sont attendus !

dimanche 27 juin 2010

Rendez-vous 5 juillet 2010 à 18 h - Préfet de Haute-Saône - Hotel de VIlle de Vesoul

Le Préfet de Haute-Saône présentera les conséquences des Assises des Territoires Ruraux et du CIADT du 11 mai 2010 ( comité interministériel pour l'aménagement et le développement du territoire).

Seront abordés : le très haut débit, les maisons de santé pluridisciplinaires, les pôles d'excellence rurale.

Souhaitons que nous ayons l'occasion de prendre parole pour demander un point sur le haut débit.

Ainsi que l'a dit Monsieur le Sénateur MAUREY lors des Assises du Très haut débit le 16 juin dernier, « avant même de parler de fibre optique, il faut vraiment s’assurer qu’il y a un haut débit pour tous ». Plus d’un million de personnes sont pour le moment toujours victimes de cette fracture numérique sur le territoire national.

Ainsi que l'a dit le Président de la République à Morée le 9 février 2010 "Je n'accepterai pas que les territoires ruraux deviennent une jachère numérique."

Nous n'accepterons pas d'autre technologie que l'ADSL et la fibre optique.

Les critères pour qualifier une connexion

Le débit est certes un critère majeur pour définir la qualité d’une connexion, et les usages qu’elle permet.

Néanmoins, une qualification sur le critère débit ignore tous les autres aspects d’une connexion qui ont un impact direct pour l’usager. Comme le démontrent les témoignages des usagers bas débit ou des usagers de technologies palliatives à l’ADSL (le satellite dans le cas de la commune de Provenchère), le critère « débit » seul ne permet pas de qualifier une connexion ou une offre haut débit. Ce serait une différentiation subjective, car elle ferait croire qu’une offre haut débit est de qualité si le débit (annoncé) est élevé, alors que d’autres facteurs entrent en ligne de compte pour l’usager selon la technologie par laquelle il accède au réseau Internet.

Il est nécessaire de qualifier une connexion ou une offre par cinq critères :

- Le critère de débit, encore faut-il définir s’il s’agit de débit crête maximal, de débit réel moyen sur une période, ou de débit minimal garanti, cette dernière définition étant bien sûr la plus pertinente pour l’usager, et la moins litigieuse, - le critère de non-limitation des volumes de données en réception et en émission, car les quotas génèrent de facto un accès limité à Internet, et une régression en bas débit dans le cas satellite, - le critère de temps de réponse, qui trop important interdit certains services sur Internet et IP (télévision, téléphone VoIP, Vidéo à la Demande-VoD, jeux en réseau, … etc.), et permet de différentier l’ADSL de ses technologies palliatives, - le critère de continuité de service (hors force majeure), qui qualifie de façon binaire le respect ou non par le prestataire de l’obligation de résultats relatif au droit d’accès à Internet , - et le critère de symétrie, qui permet de différencier la technologie ADSL des technologies plus performantes à cet égard (SDSL), mais aussi de la différencier des offres très haut débit sur fibre optique.

Ces cinq critères sont mesurables, et un mécanisme de contrôle peut être mis en place, la localisation du ou des points de contrôle (FAI, réseau, équipements actifs, abonné) étant à définir.

Une qualification « SQdS » prenant en compte les cinq critères mentionnés ci-dessus serait une qualification équitable, car représentative des Services disponibles pour l’usager, « S », et de la Qualité de Service réelle résultante pour l’usager « QdS ».

Si le client d’un FAI doit posséder différents équipements pour accéder à chacun des services Internet, télévision, téléphone du FAI, alors le FAI ne pourra pas inscrire son offre en tant que « Triple Play » dans la qualification « SQdS », mais seulement son offre Internet, car les autres canaux de communication (TV et téléphone) sont indépendants.

La technique satellitaire

LES SATELLITES DE TELECOMMUNICATION

Les satellites utilisés à l'époque actuelle se répartissent en quatre grandes catégories : les satellites d'observation de la Terre, les satellites de navigation, les satellites de télécommunication et les satellites scientifiques d'observation de l'univers. Selon les types de mission, les orbites (trajectoires) des satellites sont différentes. Ainsi en observation de la Terre les contraintes d'observabilité de la quasi-totalité de la surface de la Terre impliquent l'utilisation d'orbites basses défilantes alors que pour des télécommunications permanentes on utilise des orbites géostationnaires grâce auxquelles le satellite apparaît comme s'il était fixe par rapport à une antenne d'émission-réception située au sol (il tourne autour de la Terre exactement comme la Terre tourne sur elle-même). Une seule orbite possède cette caractéristique : l'orbite géostationnaire qui se situe à 35.786 km d'altitude (42.165 km de rayon à partir du centre de la Terre), dans le plan de l'équateur (inclinaison nulle) et qui est circulaire (excentricité nulle).

TEMPS DE TRANSIT

La vitesse de la lumière étant de 299.792,458 km/s, les communications entre le sol et les satellites géostationnaires prennent 0.12s pour chaque trajet. Prenons à titre d'exemple une communication entre deux points au sol (par exemple un ordinateur dans une entreprise rurale et un serveur dans un centre administratif urbain). L'aller-retour entreprise-satellite-serveur-satellite-entreprise comprend quatre trajet et prend donc au minimum 0.48s, et ce sans compter les temps de transit dans les divers équipements. Ce temps est très long comparé aux temps de transit que l'on rencontre dans les liaisons filaires par exemple. Ceci implique que certaines applications hautement interactives sont très fortement dégradées avec des liaisons de ce type. Les communications internet basées sur les technologies TCP/IP (Transfer Communication Protocol/Internet Protocol) nécessitent de nombreux allers-retours, y compris pour une simple consultation de page internet: envoi d'une requête « GET » par un navigateur au serveur, acquittement de la réception de la requête par le serveur, envoi de la page Web en retour, acquittement par le navigateur qu'il a bien reçu la page, le tout découpé en plusieurs paquets de taille limitée et agrémenté de données de contrôle d'intégrité et éventuellement de répétitions de paquets en cas de mauvaise réception. Ces délais étaient la raison majeure qui avait conduit à la fin des années 1990 (avant l'arrivée de l'ADSL) la création du projet SkyBridge, pour les applications Internet interactives et la vidéo en ligne (Le nom initial du projet SkyBridge était SatiVOD pour « Video On Demand »), projet composé d'une constellation de 80 satellites en orbite basse et abandonné depuis en raison de son coût et de sa complexité technique.

TELEDIFFUSION

Les satellites géostationnaires sont par contre parfaitement adaptés à la télédiffusion directe, c'est leur domaine d'application privilégié. L'émission du signal est alors effectuée depuis un centre au sol vers le satellite, qui la diffuse alors sur une zone large (typiquement un pays). Il n'y a aucune réponse des antennes des particuliers vers le satellite ou le centre d'émission. Le signal télévision reçu est globalement décalé de 0.24s par rapport à sa date d'émission, mais en l'absence d'interaction ce délai n'est pas gênant, car la télévision directe n'utilise pas les protocoles TCP/IP avec tous ses allers-retours et toutes ses données de contrôle et ses répétitions.

ÉVOLUTIVITE

La mise en place d'un satellite géostationnaire de télécommunication passe par la phase de lancement, puis par une phase dénommée « mise à poste » qui dure plusieurs semaines et comprend plusieurs manœuvres. Cette phase de mise à poste consomme la quasi-totalité du carburant embarqué à bord du satellite. Une fois à poste, le carburant restant est utilisé pour réaliser le « maintien à poste » qui garantit que le satellite reste à la position qui lui a été assignée sur l'orbite géostationnaire. Il n'y a pas assez de carburant pour ramener le satellite sur Terre. Il n'est pas non plus possible d'envoyer à proximité d'un satellite géostationnaire un autre satellite pour refaire le plein, réparer un équipement défaillant ou augmenter la capacité. Les satellites géostationnaires une fois lancés restent dans leur configuration d'origine avec le carburant qui leur a été attribué et une fois tout le carburant consommé ou tous les équipements utiles tombés en panne, on ne peut plus rien en faire. On utilise les dernières réserves de carburant pour relever très légèrement l'orbite et placer ainsi le satellite en « orbite cimetière » où il dérivera indéfiniment sans perturber les autres satellites géostationnaires venus le remplacer. La durée de vie opérationnelle d'un satellite géostationnaire est de l'ordre de grandeur de 15 à 20 ans. Les technologies utilisées, les bandes passantes disponibles sont donc figées pour des durées très longues et non évolutives. Pour augmenter la capacité d'un système spatial, il est nécessaire de lancer de nouveaux satellites, on ne sait pas faire évoluer les satellites existants. La capacité totale du satellite en termes de bande passante, c'est à dire de quantité d'information pouvant transiter à travers ses équipements est donc figée. Dans le cadre de la télédiffusion directe, cette capacité est utilisée pour envoyer de façon globale le même signal à toute une zone (broadcast). Il est donc possible d'augmenter le nombre d'utilisateurs au sol indéfiniment : des millions de téléspectateurs utilisent sans se gêner mutuellement les services des satellites de télédiffusion directe et les opérateurs peuvent prendre en charge de nouveaux abonnés sans difficulté ; il leur suffit de faire fabriquer de nouveaux décodeurs au sol et de les vendre, sans aucun impact sur le segment spatial. Dans le cadre des communications internet, la situation est radicalement différente car chaque utilisateur doit disposer de son propre canal de communication : tout le monde ne regarde pas la même page internet en même temps, les messages électroniques sont envoyés à un destinataire particulier, les transactions commerciales portent sur des comptes bancaires spécifiques, les télé-déclarations des entreprises correspondent à des données propres à chaque entreprise. Chaque donnée est donc différenciée et doit disposer de son canal de communication dédié. Ceci implique que pour une capacité donnée (et comme indiqué plus haut figée dans le temps), cette capacité doit être répartie entre tous les utilisateurs. Le débit disponible pour chacun réduit donc au fur et à mesure que le nombre d'utilisateurs augmente et qu'ils doivent se répartir les capacités. L'avènement de services de plus en plus consommateurs de bande passante (audio et vidéo en streaming, jeux en ligne, photos de résolution toujours croissante ...) sature de plus en plus rapidement ces capacités limitées. Un satellite capable de répondre aux besoins de quelques centaines de milliers d'utilisateurs à un instant donné ne sera capable de répondre aux nouveaux besoins que de deux façons différentes. La première consiste à réduire le nombre d'utilisateurs progressivement pour prendre en compte l'augmentation des volumes par personne. La seconde consiste au contraire à limiter par des mécanismes de quotas les utilisateurs, les empêchant ainsi d'accéder aux nouveaux services au fur et à mesure de leur apparition.

mardi 22 juin 2010

Le très haut débit en Haute-Saône : la fracture optique est déclarée

"France 3 Haute-Saône - 151 km de fibre optique pour le très haut débit-

mardi 22 juin 2010

La Haute-Saône devrait créer 101 km de fibre optique et en récupérer 50 km existants pour développer le très haut débit dans le département. L'initiative, lancée par le conseil général, coûtera plus de 4,2 millions d'euros hors taxe. Dans le cadre d'un plan de relance européen, l'Etat vient de retenir ce projet de "soutien au développement des infrastructures pour l'internet à haut débit dans les zones rurales". Le conseil général recevra à ce titre une subvention d'un peu plus de 800 000 euros. Le réseau doit relier les principales villes de Haute-Saône d'est en ouest."

Ces 4,2 millions d'euros d'argent public donneront un meilleur service à ceux qui en ont déjà un bon. Les mal desservis d'aujourd'hui resteront les mal desservis de demain.

http://www.sycabel.com/detail.do?idRubrique=47&noArticle=61

Que faut-il faire pour que nous soyons égaux en desserte ADSL comme en droit d'accès Internet, dès lors que nous avons une ligne téléphonique fixe ?

A qui faut-il s'adresser pour que les zones blanches soient résorbées avec du haut débit filaire ADSL, et que tous les citoyens aient une connexion en VRAI HAUT DEBIT, 10Mbps, Triple Play pour 30 €/mois ?

A quand un projet très haut débit fibre optique pour 100% des citoyens qui ont une ligne téléphonique fixe ?

jeudi 17 juin 2010

Au Pays de l'Analogique

Les zones blanches ADSL existent encore en juin 2010. De simple désagrément, l’impossibilité d’accès à un vrai haut débit est devenue un frein à la vie quotidienne. De la numérisation de toutes les transactions traditionnelles de la vie privée et professionnelle au développement de nouveaux services sur Internet, Internet a créé une nouvelle façon de vivre : l’Internet Way of Life.

A l’école les devoirs s’envoient par mail, la recherche d’informations se fait sur la Toile, et le cartable numérique prend place. Au lycée, les vœux d’orientation et les inscriptions à l’université se font par Internet. La recherche d’emploi sur Pôle Emploi ou l’APEC se fait à la souris, à condition d’avoir du haut débit. Le candidat à l’emploi navigue sur l’océan numérique pour trouver les informations sur les entreprises qui recrutent.

Dans la vie professionnelle, l’énumération numérique continue. Les entreprises doivent télé-déclarer, échanger les documents par mail, utiliser les plates-formes numériques pour les appels d’offres, se connecter aux plates-formes collaboratives de leurs clients et fournisseurs, dématérialiser leurs factures et leurs paiements. Si elles veulent réduire leurs coûts et externaliser certains de leurs services, elles peuvent faire appel aux nouveaux services et usages en ligne : stockage et sauvegarde de données, applications hébergées, recherche de partenaires et de marchés, suivi des livraisons.

Dans la vie quotidienne, les services de proximité sont encore plus proches : les courses, l’affranchissement du courrier se commandent depuis le bureau familial, où l’on consulte son compte en banque en temps réel. Le shopping fait marcher les doigts sur le clavier, et le temps de réponse de la connexion autant que le débit deviennent cruciaux quand il s’agit d’achats aux enchères. Les calculs d’itinéraires et les réservations de voyages offrent une vue 3D de ce que seront les vacances. La réservation de places de concerts d’artistes renommés demande de la dextérité et une connexion performante : le nombre de places est réduit, premier arrivé sur le serveur, premier servi. Plus besoin de se déplacer à la librairie ou à bibliothèque, les livres sont en téléchargement, le patrimoine des bibliothèques est numérisé. La vidéo à la demande permet d’agrémenter le mercredi après-midi avec le nouveau film sorti en salle. Le tuner a disparu de la cuisine, l’écoute de la radio se fait sur IP, tandis que la pile de CD ne grandit plus, la musique s’écoute sur Deezer ou s’achète sur le net en mp3. Les musiciens en herbe montent leurs clips et publient leurs compositions sur les sites de partage de vidéos en ligne. Les écrivains en herbe publient quotidiennement leurs billets sur les blogs. Le réseau social est en ligne, se retrouvent sur Facebook les amis d’enfance aussi bien que les amis d’un jour. Après le Triple Play, les fournisseurs d’accès proposent le Quadruple Play, le mobile s’intègre au fixe dans la facture forfaitaire du consommateur.

Le citoyen est lui aussi appelé sous les drapeaux du numérique : il doit télé-déclarer ses revenus, le salaire de l’assistante maternelle. Il consulte en ligne ses relevés maladie. Il se déplace jusqu’à la Mairie de sa commune où un Point Visio Public lui ouvrira les portes du guichet administratif virtuel. Il pourra voir ses interlocuteurs des services publics, effectuer ses démarches en temps réel à distance. Le Maire accueillera ensuite cordialement son administré, car l’objectif zéro papier atteint grâce à la dématérialisation des actes, il a transformé la salle d’archives en salle de réunion.

Tableau de la vie ? Seulement en territoire haut-très haut débit ADSL-fibre optique. Ce tableau est une vision futuriste pour les ressortissants des zones blanches : ils relèvent de la Loi Analogique ou Para-Numérique. S’ils ont la chance de travailler dans une commune convertie ils pénètrent, étrangers, au Pays du Numérique.

Faute de couverture totale de la population, une fracture numérique s’est créée entre les populations des zones urbaines et celles des zones rurales. Les initiatives des collectivités territoriales ont permis de réduire la fracture, avec des aides publiques. Cependant, une fois la majorité des zones rurales numérisées, les zones blanches deviennent enclaves permanentes. La résorption de ces derniers villages de réductibles dépend de la volonté des collectivités, et certaines collectivités ne sont pas réceptives aux besoins d’aménagement numérique, malgré les demandes de plus en plus insistantes des ressortissants. Quand à un bout du territoire le droit à la fibre est instauré dans les immeubles très denses, à l’autre bout les villages subissent une évolution insulaire et n’ont pas de fil pour aller sur la Toile.

Le citoyen qui n’a pas accès à l’ADSL subit une injustice civique et sociale. Celui qui n’aura pas la fibre optique subira une injustice sociale et civique. Les technologies alternatives à l’ADSL et à la fibre optique sont des technologies palliatives : elles remédient provisoirement à la fracture numérique en calmant les symptômes mais ne la guérissent pas. La cause de la fracture est claire : le non raccordement à l’ADSL et bientôt le non-raccordement à la fibre optique FttH.

Le consommateur, l’entreprise, la collectivité, le citoyen subissent des pressions pour adopter la dématérialisation, et les minorités des zones blanches ADSL ne savent plus comment faire comprendre aux pouvoirs publics et privés qu’ils souhaitent ardemment adopter un ADSL, mais qu’aucun ADSL n’est adoptable dans leurs contrées. L’enfant du numérique écoute de la musique pop en ligne, l’enfant analogique écoute la musique caractéristique du modem 56k. Vidéo à la demande, musique à la demande, qu’en est-il du haut-très haut débit à la demande ?

Avec un vrai haut débit , une commune entre dans l’ère numérique tout entière, y compris les réfractaires aux technologies palliatives, et ceux qui ne peuvent les utiliser en raison des contraintes qu’elles imposent. Avec un vrai haut débit, tout le monde peut entrer dans le tableau numérique de la vie ; il est condition incontournable pour utiliser ou apprendre à utiliser Les Technologies de la Communication et de l’Information.

Avec un vrai haut débit, plus de quotas, de coupure de connexion, et le temps de réponse devient enfin compatible avec tous les usages Internet. Avec un vrai haut débit, la facture de télécommunications multimédia chute, les déplacements se réduisent, le temps libre augmente.

Quand à un bout du fil les fournisseurs d’accès très haut débit par fibre optique cherchent désespérément à l’autre bout leurs abonnés dans les zones très denses, les oubliés du numérique filaire au régime sans fibre tiennent à la main leur stylo, prêts à signer leur abonnement.

Quelles actions faut-il entreprendre pour qu’entre dans la Loi le droit à l’ADSL haut débit et le droit à la fibre optique très haut débit pour tous, pour 100% des contribuables, 100% des consommateurs, 100% des citoyens, 100% des enfants, et que « toutes les personnes soient égales en droit » comme le veut la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne ?

Lettre ouverte à Mr Yves KRATTINGER, Président du Conseil Général de Haute-Saône

Le 10 juin 2010, une lettre ouverte à Mr Yves KRATTINGER a été écrite et publiée.

Lettre ouverte à Mr Yves KRATTINGER Président du Conseil Général de Haute-Saône Sénateur de la Haute-Saône Président de la « Commission Aménagement du Territoire et TIC » de l’Assemblée des Départements de France Président du Comité de Programme RuraliTIC.

Par les habitants, télé-travailleurs et chefs d’entreprise de Provenchère (Haute-Saône, 276 habitants)

Monsieur,

Nous vivons encore à ce jour dans un département qui n’est pas à l’heure du numérique. En effet la commune de Provenchère, à l’instar de nombre d’autres communes haut-saônoises , n’est pas desservie par l’ADSL .

Nous ne pouvons pas souscrire aux offres concurrentielles « Triple Play » Internet, télévision et téléphonie proposées par les fournisseurs d’accès numérique, telles qu’on en voit partout dans les medias. Provenchère est en zone blanche pour l’éligibilité ADSL alors que la fibre optique de France Telecom arrive au Nœud de Raccordement Abonnés (NRA) de Faverney dont elle dépend , où l’ADSL est disponible depuis avril 2004, où les lignes téléphoniques des habitants sont éligibles à l’ADSL 18 Mbps . La fracture numérique mesure 8,5 kilomètres.

Le Conseil Général de Haute-Saône a inauguré son propre réseau boucle optique très haut débit en 2009, réalisé avec « deux principes directeurs essentiels : surdimensionnement et mutualisation » . Le Premier Ministre a annoncé le programme national de déploiement du très haut débit en janvier 2010. En juin 2010, nous faisons encore partie des oubliés du haut débit filaire.

Nous ne comprenons pas cette injustice : est-ce parce que nous vivons en Haute-Saône, parce que nous vivons en zone rurale, parce que nous vivons dans une petite commune ?

Nous avons besoin d’un accès Internet haut débit pour travailler, étudier, effectuer nos démarches de citoyens, nous informer, organiser nos loisirs, correspondre avec nos familles, évoluer avec notre temps. Aujourd’hui dans chaque foyer, ainsi que l’illustre Mr Yves GASSOT, Directeur Général de l’IDATE, dans son interview au Forum des Décideurs Très Haut Débit à Paris le 20 mai 2010 , chaque foyer compte plusieurs utilisateurs simultanés de l’accès Internet ; grands-parents, parents et enfants, chaque génération a ses usages. Le besoin de débit et de volume est croissant.

Or, ainsi qu’en atteste le groupe Aménagement Numérique des Territoires, sous l’égide du gouvernement , avec le satellite les performances sont plus limitées qu’avec les technologies terrestres . Ainsi que le démontre en mars 2010 Mr Patrick VUITTON, Délégué Général de l’AVICCA, les offres Internet par satellite labellisées « Haut débit pour tous » proposent « du haut débit pour tous, pas pour tout » . Ainsi que nous l’avons explicité dans notre « droit de suite » dans l’Est Républicain édition Haute-Saône du 17 mai 2010 , les services, la qualité de service et le coût Internet par satellite n’ont rien de comparable aux offres ADSL Triple Play. Ainsi qu’en a témoigné un usager Internet par satellite de Provenchère sur France Bleu Besançon le 14 mai 2010, les services offerts par le satellite limitent l’utilisateur à un usage basique d’Internet, tout dépassement de quota entraînant la régression en bas débit, voire la coupure de connexion (règles d'ajustement des débits ou des volumes ).

Faute de connexion ADSL à 8 Mbps minimum, nous devons payer l’abonnement téléphonique (monopole France Telecom), l’accès à Internet, les consommations de téléphone. Et comme la commune n’était pas desservie par la télévision hertzienne, nous avons dû payer aussi un abonnement télévision par satellite pendant des années, et maintenant nous devons réinvestir dans un décodeur TNT par satellite. La facture totale n’a rien de comparable avec les offres Triple Play à moins de 30 € par mois pour l’ensemble des services quand on a l’ADSL 8 Mbps en zone dégroupée.

Nous avons besoin d’un accès haut-très haut débit performant, permanent, concurrentiel et équitable, donc filaire.

30 millions d’euros de crédit européen ont été débloqués pour le haut débit en zone rurale, qu’en est-il pour notre commune ? Qu’en sera-t-il pour le très haut débit, ferons-nous encore partie des oubliés alors que le gouvernement prévoit 750 millions d’euros pour les projets territoriaux au sein des 2 milliards d’euros pour le déploiement très haut débit ?

Lors du séminaire Très Haut Débit à Besançon en octobre 2009 , Mr Didier Delaunois, Chef du Service des Systèmes d’Information et des Réseaux du Conseil Général de Haute-Saône, détaille fort bien les besoins des particuliers, télé-travailleurs, entreprises et administrations en termes d’usages et de débits correspondants requis, mais il n’annonce aucun projet concret d’aménagement numérique haut-très haut débit pour la Haute-Saône.

Le Conseil Général de Haute-Saône s’est engagé dès juin 2002 à « être soucieux du bien-être d’un nombre toujours plus grand d’habitants » et « à améliorer les voies de communication et les transports » , « à ce que son territoire bénéficie des évolutions technologiques futures. » . Si le Conseil Général rencontre des « difficultés à choisir et agir, , élaborer une stratégie » dans le cadre du très haut débit , qu’en est-il de l’étape de la montée en débit préconisée par l’Arcep pour des zones comme les nôtres ?

Le Conseil Général de Haute-Marne a débloqué 40 millions d’euros pour couvrir les zones blanches du département, réaliser la montée en débit et généraliser le dégroupage, et prévoit l’arrivée de la fibre optique jusqu’au domicile . Si « l’avenir se construit en Haute-Saône » , quelle est l’ambition du Conseil Général de Haute-Saône sur le plan de l’aménagement numérique pour un haut débit et un très haut débit réels pour tous et pour tout ?

Au Fronton de la République est inscrit « Liberté, Egalité, Fraternité », et nous revendiquons : - le droit à la liberté de choix de la technologie d’accès à Internet, - le droit à l’égalité pour le haut débit en termes de services , de qualité de service et de coût , donc une connexion Internet à 8 Mbps au minimum - le droit à l’égalité pour le très haut débit en termes de services, de qualité de service et de coût, avec un débit ascendant et descendant suffisants pour supporter les nouveaux usages - le droit à la considération de notre statut de citoyens à part entière, de notre statut de contribuables au même titre que nos pairs éligibles au haut-très haut débit filaire et fibre, de notre statut de consommateurs de plein droit des Technologies de l’Information et de la Communication.

Ainsi que le conseille le point d’appui national « Atelier Aménagement Numérique des Territoires » , nous avons « rassemblé des informations » puis nous nous sommes « renseignés auprès de notre Mairie ». Le Maire a « approfondi le diagnostic du territoire », « pris contact avec les opérateurs, France Telecom notamment », et tente de « se regrouper avec les communes voisines ». Puis nous nous sommes adressés à vous pour « obtenir des informations sur les projets du Conseil Général ».

Nous vous avons adressé une pétition le 10 mai 2010, restée sans réponse à ce jour. Nous attendions de votre part une réponse concrète à notre demande de justice sociale et civique par le raccordement de nos habitations au réseau haut débit filaire (ADSL 8Mbps), puis en temps opportun au réseau très haut débit filaire par la fibre optique (FttH).

Vous qui êtes le Président du Comité de Programme de RuraliTIC , évènement national dédié au développement économique et numérique des territoires et dont l’université d’été aura lieu fin août 2010, vous êtes forcément sensible aux besoins des habitants, des télé-travailleurs et des entreprises en zone rurale. En tant que sénateur, vous déclarez effectivement lors des rencontres nationales DigiPolis à Numerica le 27 mai 2010 « Quant au haut débit, il y a encore des pans du territoire qui ne sont pas desservis. »

Dans l’attente donc de recevoir les détails du déploiement haut et très haut débit filaire et fibre optique dans notre commune, nous vous prions de croire, Monsieur le Président du Conseil Général, en l'expression de nos salutations respectueuses.

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