Le débit est certes un critère majeur pour définir la qualité d’une connexion, et les usages qu’elle permet.

Néanmoins, une qualification sur le critère débit ignore tous les autres aspects d’une connexion qui ont un impact direct pour l’usager. Comme le démontrent les témoignages des usagers bas débit ou des usagers de technologies palliatives à l’ADSL (le satellite dans le cas de la commune de Provenchère), le critère « débit » seul ne permet pas de qualifier une connexion ou une offre haut débit. Ce serait une différentiation subjective, car elle ferait croire qu’une offre haut débit est de qualité si le débit (annoncé) est élevé, alors que d’autres facteurs entrent en ligne de compte pour l’usager selon la technologie par laquelle il accède au réseau Internet.

Il est nécessaire de qualifier une connexion ou une offre par cinq critères :

- Le critère de débit, encore faut-il définir s’il s’agit de débit crête maximal, de débit réel moyen sur une période, ou de débit minimal garanti, cette dernière définition étant bien sûr la plus pertinente pour l’usager, et la moins litigieuse, - le critère de non-limitation des volumes de données en réception et en émission, car les quotas génèrent de facto un accès limité à Internet, et une régression en bas débit dans le cas satellite, - le critère de temps de réponse, qui trop important interdit certains services sur Internet et IP (télévision, téléphone VoIP, Vidéo à la Demande-VoD, jeux en réseau, … etc.), et permet de différentier l’ADSL de ses technologies palliatives, - le critère de continuité de service (hors force majeure), qui qualifie de façon binaire le respect ou non par le prestataire de l’obligation de résultats relatif au droit d’accès à Internet , - et le critère de symétrie, qui permet de différencier la technologie ADSL des technologies plus performantes à cet égard (SDSL), mais aussi de la différencier des offres très haut débit sur fibre optique.

Ces cinq critères sont mesurables, et un mécanisme de contrôle peut être mis en place, la localisation du ou des points de contrôle (FAI, réseau, équipements actifs, abonné) étant à définir.

Une qualification « SQdS » prenant en compte les cinq critères mentionnés ci-dessus serait une qualification équitable, car représentative des Services disponibles pour l’usager, « S », et de la Qualité de Service réelle résultante pour l’usager « QdS ».

Si le client d’un FAI doit posséder différents équipements pour accéder à chacun des services Internet, télévision, téléphone du FAI, alors le FAI ne pourra pas inscrire son offre en tant que « Triple Play » dans la qualification « SQdS », mais seulement son offre Internet, car les autres canaux de communication (TV et téléphone) sont indépendants.