Blog des enfants du numérique

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mercredi 14 juillet 2010

La complainte des laissés-pour-compte

La première chanson des Enfants du Numérique.

http://www.youtube.com/watch?v=7LnJ...

La complainte des laissés-pour-compte

Connaissez-vous Mesdames ?
Connaissez-vous Messieurs ?
Nos quelques états d’âme
Qui nous rendent malheureux
Prenez place s’il vous plait
Nous allons vous conter
Pourquoi nous étions mis de côté.

Notre petit village
Qui se nomme Provenchère
Se trouve dans un désert
Un désert numérique
Faut nous tirer des câbles
Des câbles en fibre optique
On veut faire partie du Plan Numérique

Depuis des temps lointains
Qu’on affiche des liens
Depuis ces temps lointains
Nous n’ voyons toujours rien
Alors comprenez nous
Si on vous demande à genoux
Une connexion comme vous

REFRAIN

Les enfants du numérique

Tisseront des liens magiques

Ils auront une vraie connexion

Tout ça en quelques clics

L’an 2010 s’écoule
Et vous restez très cool
Pourtant c’est votre Boulot
D’mettre des NRA ZO
Au lieu de refaire les plans
Qui ont déjà 15 ans
Faudrait peut-être regarder devant

A force de cogiter
Sans rien voir avancer
Vous devriez peut-être
Vous poser une question
Combien il y a eu de mètres
Tirés par la région
Suite à toutes vos dissertations ?

REFRAIN

Ici dans notre village
Nous sommes de tous les âges
Même si les trois rois mages
Ne sont pas dans les parages
Ce que vous devez savoir
C’est qu’on a toujours l’espoir
De quitter la préhistoire

REFRAIN
REFRAIN INSTRUMENTAL
REFRAIN x2

jeudi 8 juillet 2010

Autres paysages, autres moeurs

Berry - 24 juin 2010 - Alain Rafesthain surfe sur l'ADSL

"Le président du conseil général, Alain Rafesthain, rentre juste d'un rendez-vous ministériel avec Michel Mercier et Nathalie Kosciusko-Morizet où il a appris que le Cher était retenu par l'État dans le cadre de son projet Internet pour tous.

Conséquence directe, un financement accordé de 752.000 euros afin d'aider le département à compléter la couverture départementale des zones blanches et grises et de permettre au 2 % de la population qui n'ont pas accès à L'ADSL de l'avoir. Une couverture qui doit aboutir mi-2011."
http://www.leberry.fr/editions_loca...

Savoie - 01 juillet 2010 - Le conseil général de Savoie présente son plan fibre optique jusqu'à l'abonné
"La lutte contre la fracture numérique territoriale passe désormais par la Savoie. "Notre département ouvre la voie et montre l’exemple au niveau national car c’est l’un des projets très haut débit les plus importants et innovants jamais envisagés dans un territoire peu densément habité et en zone de montagne", a su convaincre le président du conseil général, Hervé Gaymard.

...Dans le cadre de son plan numérique départemental, le conseil général a en effet décidé, le 14 juin, de construire et d’exploiter un réseau départemental d’initiative publique (RIP) à très haut débit. L'infrastructure en fibre optique devrait couvrir, d'ici à 2020, l'ensemble de la Savoie.

... Le montant de l'investissement devrait mobiliser plusieurs partenaires. Il est estimé à 215 millions d'euros"

http://www.localtis.fr/cs/ContentSe...

mercredi 7 juillet 2010

Réunion publique du Préfet de Haute-Saône - 5 juillet 2010

Lors de cette réunion ont été évoqués 3 thèmes issus du CIADT (Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire) du 11 mai 2010 : Pôle d’Excellence Rurale, Maisons de santé pluridisciplinaires et Très Haut Débit.

Le programme Très Haut Débit a été présenté par le chargé de mission TIC du SGAR (Secrétariat Général aux Affaires Régionales).

Après le rappel succinct du programme, le chargé de mission a indiqué les actions en cours pour la région :

- Création d’un schéma de cohérence territorial

- Création d’une cellule de concertation

Et pour le département 70, les actions à venir :

- Création d’un schéma directeur d’aménagement numérique.

Aucun projet de couverture haut débit ni très haut débit n’a été mentionné.

Le projet du CG70, labellisé récemment (4,2 M€ dont 802.452 € de subvention européenne), consiste –selon le Président d’une Communauté de Communes- à doubler le réseau de France Telecom le long de l’axe Est-Ouest des villes du département. Le Conseil Général trouverait la location du réseau France Telecom trop chère.

(Remarque : le projet comporterait également le dégroupage de 5 NRA, donc l’amélioration de services pour des usagers déjà desservis en ADSL).

En répondant aux questions de la salle, le chargé de mission a précisé qu’il était urgent d’attendre, que malgré les besoins de haut débit à court terme, il ne fallait rien faire « dans la précipitation ».

Il a indiqué que le NRA-ZO n’était pas une solution, et que d’autres technologies pouvaient convenir (il a murmuré Wimax en toute fin de réunion).

Aux questions demandant des solutions concrètes pour la couverture des zones blanches et une date, il n’a pas répondu. Aucun représentant du Conseil Général ne s’est manifesté. Il semble qu’un conseiller général était présent, mais malgré les demandes du Préfet à deux reprises il n’a pas souhaité prendre la parole.

jeudi 1 juillet 2010

Invitation aux autres associations et collectifs

Si en tant qu' association, collectif ou à titre personnel, vous êtes mobilisé pour améliorer l'aménagement numérique de votre territoire, venez nous le dire.

Si vous n'avez pas de blog ou site, nous pouvons vous offrir une place pour présenter votre cas, vos objectifs et vos besoins d'entraide.

A bientôt

Coup de pouce numérique

Vous avez l'ADSL 2+, le triple play, le trés haut débit, mais vous êtes solidaires des oubliés du numérique.

Soutenez-nous en postant un commentaire à ce billet. S'il vous plaît, identifiez-vous au moins par votre commune ou code postal.

Merci !

dimanche 27 juin 2010

Les critères pour qualifier une connexion

Le débit est certes un critère majeur pour définir la qualité d’une connexion, et les usages qu’elle permet.

Néanmoins, une qualification sur le critère débit ignore tous les autres aspects d’une connexion qui ont un impact direct pour l’usager. Comme le démontrent les témoignages des usagers bas débit ou des usagers de technologies palliatives à l’ADSL (le satellite dans le cas de la commune de Provenchère), le critère « débit » seul ne permet pas de qualifier une connexion ou une offre haut débit. Ce serait une différentiation subjective, car elle ferait croire qu’une offre haut débit est de qualité si le débit (annoncé) est élevé, alors que d’autres facteurs entrent en ligne de compte pour l’usager selon la technologie par laquelle il accède au réseau Internet.

Il est nécessaire de qualifier une connexion ou une offre par cinq critères :

- Le critère de débit, encore faut-il définir s’il s’agit de débit crête maximal, de débit réel moyen sur une période, ou de débit minimal garanti, cette dernière définition étant bien sûr la plus pertinente pour l’usager, et la moins litigieuse, - le critère de non-limitation des volumes de données en réception et en émission, car les quotas génèrent de facto un accès limité à Internet, et une régression en bas débit dans le cas satellite, - le critère de temps de réponse, qui trop important interdit certains services sur Internet et IP (télévision, téléphone VoIP, Vidéo à la Demande-VoD, jeux en réseau, … etc.), et permet de différentier l’ADSL de ses technologies palliatives, - le critère de continuité de service (hors force majeure), qui qualifie de façon binaire le respect ou non par le prestataire de l’obligation de résultats relatif au droit d’accès à Internet , - et le critère de symétrie, qui permet de différencier la technologie ADSL des technologies plus performantes à cet égard (SDSL), mais aussi de la différencier des offres très haut débit sur fibre optique.

Ces cinq critères sont mesurables, et un mécanisme de contrôle peut être mis en place, la localisation du ou des points de contrôle (FAI, réseau, équipements actifs, abonné) étant à définir.

Une qualification « SQdS » prenant en compte les cinq critères mentionnés ci-dessus serait une qualification équitable, car représentative des Services disponibles pour l’usager, « S », et de la Qualité de Service réelle résultante pour l’usager « QdS ».

Si le client d’un FAI doit posséder différents équipements pour accéder à chacun des services Internet, télévision, téléphone du FAI, alors le FAI ne pourra pas inscrire son offre en tant que « Triple Play » dans la qualification « SQdS », mais seulement son offre Internet, car les autres canaux de communication (TV et téléphone) sont indépendants.

La technique satellitaire

LES SATELLITES DE TELECOMMUNICATION

Les satellites utilisés à l'époque actuelle se répartissent en quatre grandes catégories : les satellites d'observation de la Terre, les satellites de navigation, les satellites de télécommunication et les satellites scientifiques d'observation de l'univers. Selon les types de mission, les orbites (trajectoires) des satellites sont différentes. Ainsi en observation de la Terre les contraintes d'observabilité de la quasi-totalité de la surface de la Terre impliquent l'utilisation d'orbites basses défilantes alors que pour des télécommunications permanentes on utilise des orbites géostationnaires grâce auxquelles le satellite apparaît comme s'il était fixe par rapport à une antenne d'émission-réception située au sol (il tourne autour de la Terre exactement comme la Terre tourne sur elle-même). Une seule orbite possède cette caractéristique : l'orbite géostationnaire qui se situe à 35.786 km d'altitude (42.165 km de rayon à partir du centre de la Terre), dans le plan de l'équateur (inclinaison nulle) et qui est circulaire (excentricité nulle).

TEMPS DE TRANSIT

La vitesse de la lumière étant de 299.792,458 km/s, les communications entre le sol et les satellites géostationnaires prennent 0.12s pour chaque trajet. Prenons à titre d'exemple une communication entre deux points au sol (par exemple un ordinateur dans une entreprise rurale et un serveur dans un centre administratif urbain). L'aller-retour entreprise-satellite-serveur-satellite-entreprise comprend quatre trajet et prend donc au minimum 0.48s, et ce sans compter les temps de transit dans les divers équipements. Ce temps est très long comparé aux temps de transit que l'on rencontre dans les liaisons filaires par exemple. Ceci implique que certaines applications hautement interactives sont très fortement dégradées avec des liaisons de ce type. Les communications internet basées sur les technologies TCP/IP (Transfer Communication Protocol/Internet Protocol) nécessitent de nombreux allers-retours, y compris pour une simple consultation de page internet: envoi d'une requête « GET » par un navigateur au serveur, acquittement de la réception de la requête par le serveur, envoi de la page Web en retour, acquittement par le navigateur qu'il a bien reçu la page, le tout découpé en plusieurs paquets de taille limitée et agrémenté de données de contrôle d'intégrité et éventuellement de répétitions de paquets en cas de mauvaise réception. Ces délais étaient la raison majeure qui avait conduit à la fin des années 1990 (avant l'arrivée de l'ADSL) la création du projet SkyBridge, pour les applications Internet interactives et la vidéo en ligne (Le nom initial du projet SkyBridge était SatiVOD pour « Video On Demand »), projet composé d'une constellation de 80 satellites en orbite basse et abandonné depuis en raison de son coût et de sa complexité technique.

TELEDIFFUSION

Les satellites géostationnaires sont par contre parfaitement adaptés à la télédiffusion directe, c'est leur domaine d'application privilégié. L'émission du signal est alors effectuée depuis un centre au sol vers le satellite, qui la diffuse alors sur une zone large (typiquement un pays). Il n'y a aucune réponse des antennes des particuliers vers le satellite ou le centre d'émission. Le signal télévision reçu est globalement décalé de 0.24s par rapport à sa date d'émission, mais en l'absence d'interaction ce délai n'est pas gênant, car la télévision directe n'utilise pas les protocoles TCP/IP avec tous ses allers-retours et toutes ses données de contrôle et ses répétitions.

ÉVOLUTIVITE

La mise en place d'un satellite géostationnaire de télécommunication passe par la phase de lancement, puis par une phase dénommée « mise à poste » qui dure plusieurs semaines et comprend plusieurs manœuvres. Cette phase de mise à poste consomme la quasi-totalité du carburant embarqué à bord du satellite. Une fois à poste, le carburant restant est utilisé pour réaliser le « maintien à poste » qui garantit que le satellite reste à la position qui lui a été assignée sur l'orbite géostationnaire. Il n'y a pas assez de carburant pour ramener le satellite sur Terre. Il n'est pas non plus possible d'envoyer à proximité d'un satellite géostationnaire un autre satellite pour refaire le plein, réparer un équipement défaillant ou augmenter la capacité. Les satellites géostationnaires une fois lancés restent dans leur configuration d'origine avec le carburant qui leur a été attribué et une fois tout le carburant consommé ou tous les équipements utiles tombés en panne, on ne peut plus rien en faire. On utilise les dernières réserves de carburant pour relever très légèrement l'orbite et placer ainsi le satellite en « orbite cimetière » où il dérivera indéfiniment sans perturber les autres satellites géostationnaires venus le remplacer. La durée de vie opérationnelle d'un satellite géostationnaire est de l'ordre de grandeur de 15 à 20 ans. Les technologies utilisées, les bandes passantes disponibles sont donc figées pour des durées très longues et non évolutives. Pour augmenter la capacité d'un système spatial, il est nécessaire de lancer de nouveaux satellites, on ne sait pas faire évoluer les satellites existants. La capacité totale du satellite en termes de bande passante, c'est à dire de quantité d'information pouvant transiter à travers ses équipements est donc figée. Dans le cadre de la télédiffusion directe, cette capacité est utilisée pour envoyer de façon globale le même signal à toute une zone (broadcast). Il est donc possible d'augmenter le nombre d'utilisateurs au sol indéfiniment : des millions de téléspectateurs utilisent sans se gêner mutuellement les services des satellites de télédiffusion directe et les opérateurs peuvent prendre en charge de nouveaux abonnés sans difficulté ; il leur suffit de faire fabriquer de nouveaux décodeurs au sol et de les vendre, sans aucun impact sur le segment spatial. Dans le cadre des communications internet, la situation est radicalement différente car chaque utilisateur doit disposer de son propre canal de communication : tout le monde ne regarde pas la même page internet en même temps, les messages électroniques sont envoyés à un destinataire particulier, les transactions commerciales portent sur des comptes bancaires spécifiques, les télé-déclarations des entreprises correspondent à des données propres à chaque entreprise. Chaque donnée est donc différenciée et doit disposer de son canal de communication dédié. Ceci implique que pour une capacité donnée (et comme indiqué plus haut figée dans le temps), cette capacité doit être répartie entre tous les utilisateurs. Le débit disponible pour chacun réduit donc au fur et à mesure que le nombre d'utilisateurs augmente et qu'ils doivent se répartir les capacités. L'avènement de services de plus en plus consommateurs de bande passante (audio et vidéo en streaming, jeux en ligne, photos de résolution toujours croissante ...) sature de plus en plus rapidement ces capacités limitées. Un satellite capable de répondre aux besoins de quelques centaines de milliers d'utilisateurs à un instant donné ne sera capable de répondre aux nouveaux besoins que de deux façons différentes. La première consiste à réduire le nombre d'utilisateurs progressivement pour prendre en compte l'augmentation des volumes par personne. La seconde consiste au contraire à limiter par des mécanismes de quotas les utilisateurs, les empêchant ainsi d'accéder aux nouveaux services au fur et à mesure de leur apparition.

jeudi 17 juin 2010

Au Pays de l'Analogique

Les zones blanches ADSL existent encore en juin 2010. De simple désagrément, l’impossibilité d’accès à un vrai haut débit est devenue un frein à la vie quotidienne. De la numérisation de toutes les transactions traditionnelles de la vie privée et professionnelle au développement de nouveaux services sur Internet, Internet a créé une nouvelle façon de vivre : l’Internet Way of Life.

A l’école les devoirs s’envoient par mail, la recherche d’informations se fait sur la Toile, et le cartable numérique prend place. Au lycée, les vœux d’orientation et les inscriptions à l’université se font par Internet. La recherche d’emploi sur Pôle Emploi ou l’APEC se fait à la souris, à condition d’avoir du haut débit. Le candidat à l’emploi navigue sur l’océan numérique pour trouver les informations sur les entreprises qui recrutent.

Dans la vie professionnelle, l’énumération numérique continue. Les entreprises doivent télé-déclarer, échanger les documents par mail, utiliser les plates-formes numériques pour les appels d’offres, se connecter aux plates-formes collaboratives de leurs clients et fournisseurs, dématérialiser leurs factures et leurs paiements. Si elles veulent réduire leurs coûts et externaliser certains de leurs services, elles peuvent faire appel aux nouveaux services et usages en ligne : stockage et sauvegarde de données, applications hébergées, recherche de partenaires et de marchés, suivi des livraisons.

Dans la vie quotidienne, les services de proximité sont encore plus proches : les courses, l’affranchissement du courrier se commandent depuis le bureau familial, où l’on consulte son compte en banque en temps réel. Le shopping fait marcher les doigts sur le clavier, et le temps de réponse de la connexion autant que le débit deviennent cruciaux quand il s’agit d’achats aux enchères. Les calculs d’itinéraires et les réservations de voyages offrent une vue 3D de ce que seront les vacances. La réservation de places de concerts d’artistes renommés demande de la dextérité et une connexion performante : le nombre de places est réduit, premier arrivé sur le serveur, premier servi. Plus besoin de se déplacer à la librairie ou à bibliothèque, les livres sont en téléchargement, le patrimoine des bibliothèques est numérisé. La vidéo à la demande permet d’agrémenter le mercredi après-midi avec le nouveau film sorti en salle. Le tuner a disparu de la cuisine, l’écoute de la radio se fait sur IP, tandis que la pile de CD ne grandit plus, la musique s’écoute sur Deezer ou s’achète sur le net en mp3. Les musiciens en herbe montent leurs clips et publient leurs compositions sur les sites de partage de vidéos en ligne. Les écrivains en herbe publient quotidiennement leurs billets sur les blogs. Le réseau social est en ligne, se retrouvent sur Facebook les amis d’enfance aussi bien que les amis d’un jour. Après le Triple Play, les fournisseurs d’accès proposent le Quadruple Play, le mobile s’intègre au fixe dans la facture forfaitaire du consommateur.

Le citoyen est lui aussi appelé sous les drapeaux du numérique : il doit télé-déclarer ses revenus, le salaire de l’assistante maternelle. Il consulte en ligne ses relevés maladie. Il se déplace jusqu’à la Mairie de sa commune où un Point Visio Public lui ouvrira les portes du guichet administratif virtuel. Il pourra voir ses interlocuteurs des services publics, effectuer ses démarches en temps réel à distance. Le Maire accueillera ensuite cordialement son administré, car l’objectif zéro papier atteint grâce à la dématérialisation des actes, il a transformé la salle d’archives en salle de réunion.

Tableau de la vie ? Seulement en territoire haut-très haut débit ADSL-fibre optique. Ce tableau est une vision futuriste pour les ressortissants des zones blanches : ils relèvent de la Loi Analogique ou Para-Numérique. S’ils ont la chance de travailler dans une commune convertie ils pénètrent, étrangers, au Pays du Numérique.

Faute de couverture totale de la population, une fracture numérique s’est créée entre les populations des zones urbaines et celles des zones rurales. Les initiatives des collectivités territoriales ont permis de réduire la fracture, avec des aides publiques. Cependant, une fois la majorité des zones rurales numérisées, les zones blanches deviennent enclaves permanentes. La résorption de ces derniers villages de réductibles dépend de la volonté des collectivités, et certaines collectivités ne sont pas réceptives aux besoins d’aménagement numérique, malgré les demandes de plus en plus insistantes des ressortissants. Quand à un bout du territoire le droit à la fibre est instauré dans les immeubles très denses, à l’autre bout les villages subissent une évolution insulaire et n’ont pas de fil pour aller sur la Toile.

Le citoyen qui n’a pas accès à l’ADSL subit une injustice civique et sociale. Celui qui n’aura pas la fibre optique subira une injustice sociale et civique. Les technologies alternatives à l’ADSL et à la fibre optique sont des technologies palliatives : elles remédient provisoirement à la fracture numérique en calmant les symptômes mais ne la guérissent pas. La cause de la fracture est claire : le non raccordement à l’ADSL et bientôt le non-raccordement à la fibre optique FttH.

Le consommateur, l’entreprise, la collectivité, le citoyen subissent des pressions pour adopter la dématérialisation, et les minorités des zones blanches ADSL ne savent plus comment faire comprendre aux pouvoirs publics et privés qu’ils souhaitent ardemment adopter un ADSL, mais qu’aucun ADSL n’est adoptable dans leurs contrées. L’enfant du numérique écoute de la musique pop en ligne, l’enfant analogique écoute la musique caractéristique du modem 56k. Vidéo à la demande, musique à la demande, qu’en est-il du haut-très haut débit à la demande ?

Avec un vrai haut débit , une commune entre dans l’ère numérique tout entière, y compris les réfractaires aux technologies palliatives, et ceux qui ne peuvent les utiliser en raison des contraintes qu’elles imposent. Avec un vrai haut débit, tout le monde peut entrer dans le tableau numérique de la vie ; il est condition incontournable pour utiliser ou apprendre à utiliser Les Technologies de la Communication et de l’Information.

Avec un vrai haut débit, plus de quotas, de coupure de connexion, et le temps de réponse devient enfin compatible avec tous les usages Internet. Avec un vrai haut débit, la facture de télécommunications multimédia chute, les déplacements se réduisent, le temps libre augmente.

Quand à un bout du fil les fournisseurs d’accès très haut débit par fibre optique cherchent désespérément à l’autre bout leurs abonnés dans les zones très denses, les oubliés du numérique filaire au régime sans fibre tiennent à la main leur stylo, prêts à signer leur abonnement.

Quelles actions faut-il entreprendre pour qu’entre dans la Loi le droit à l’ADSL haut débit et le droit à la fibre optique très haut débit pour tous, pour 100% des contribuables, 100% des consommateurs, 100% des citoyens, 100% des enfants, et que « toutes les personnes soient égales en droit » comme le veut la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne ?

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